jeudi 14 août 2014

Manifeste national-communiste québécois

Manifeste national-communiste québécois

Le Québec est encore une nation dominée par l'impérialisme anglo-canadien depuis plus de 250 ans. Cette domination perdure malgré la volonté du peuple québécois de se libérer de ce joug cruel. Pour mener à terme notre lutte de libération nationale et sociale nous avons besoin d'une alternative claire et précise. Ce ne sont pas le Parti Québécois ni le Bloc Québécois en tant que fervents adeptes du libéralisme économique du libre-échange et de l'OTAN qui peuvent réaliser l’indépendance du Québec. Le national-communisme représente justement la doctrine qui est nécessaire pour donner un deuxième souffle au mouvement indépendantiste québécois.

Lors des dernières élections provinciales, le 7 avril 2014, le Parti Libéral du Québec dirigé par Philippe Couillard a repris le pouvoir des mains du Parti Québécois. Le PLQ symbolise depuis fort longtemps l’asservissement du Québec au joug canadien-anglais et défend les intérêt du patronat et de la haute finance. Sans compter ses accointances avec le puissant lobby sioniste qui le soutient fermement depuis des décennies. Nous n’oublions pas la décision controversée et vertement décriée du gouvernement Charest de subventionner à 100% les écoles privées juives, qui bien souvent ne respectent pas le programme du ministère de l’Éducation, en 2005. Il a du reculer devant la grogne populaire que cette décision scandaleuse avait causée. Il faut dire que bien des donateurs au PLQ sont de confession juive comme par hasard! Le Parti Québécois pour sa part a toujours montré patte blanche aux maîtres de la grande finance et a souvent mis de côté la lutte pour l'indépendance au profit du "réalisme politique" et de l'assainissement des finances publiques. Quant au parti de gauche Québec Solidaire, il est infesté de trotskystes et prône des politiques multiculturelles à l'image du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon en France.

Le national-communisme en tant qu'idéologie prône une fusion entre le patriotisme et le socialisme dans une perspective de libération nationale et sociale. Nous rejetons fermement le système d’exploitation capitaliste qui concentre la richesse produite par la classe ouvrière entre les mains d'une élite ploutocratique et apatride toujours plus avide de profits exorbitants. Les nationaux-communistes québécois sont favorables à la thèse du socialisme dans un seul pays mise de l'avant par Joseph Staline. Il faut construire un système socialiste adapté aux caractéristiques de chaque nation.

La nationalisation des secteurs prédominants et stratégiques de l'économie, comme les banques et les autres institutions financières, les ressources naturelles, les grandes entreprises, en tant que première étape, est une nécessité vitale pour empêcher les intérêts privés d'acquérir trop de pouvoir sur notre vie politique. Nous participons aux luttes de la classe ouvrière et des autres secteurs opprimé de la société contre les attaques de plus en plus brutales du capital contre nos acquis sociaux et nos droits démocratiques.

Nous nous situons dans la lignée politique des dirigeants et théoriciens du national-bolchévisme comme Jean Thiriart, Ernest Niekish, et Luc Michel. Nous considérons aussi les dirigeants communistes comme Staline, Mao, Enver Hoxha, Ho Chi Minh, Che Guevara, Kim Il Sung et bien d’autres qui ont théorisé et dirigé le combat des travailleurs et des travailleuses et des masses populaires contre le capitalisme et l’impérialisme. Le Parti Communautaire néoeurasien dirigé par Luc Michel est un allié important pour les nationaux-communistes québécois (1). Ce parti prône la création d'une grande Eurasie du Québec jusqu'à Vladivostok pour faire échec à la domination de l'impérialisme américain. Un Québec indépendant ne peut s'offrir le luxe d'être isolé et doit se joindre à un bloc géopolitique imposant pour survivre et défendre sa langue et sa culture. 

Les nationaux-communistes québécois considèrent que le camp socialiste qui était constitué par l’URSS et les pays d’Europe de l’Est, représentait une avancée par la classe ouvrière malgré ses défauts et les graves erreurs perpétrées par ses dirigeants. Les systèmes de protection sociale qui existaient dans les pays socialistes procuraient de nombreux avantages à la classe ouvrière comme la santé et l’éducation gratuites, des logements bon marché, des garderies accessibles et abordables, la sécurité d’emploi, etc. Ces régimes encourageaient aussi la fierté patriotique et le développement de la culture nationale comme Staline a fait par exemple en URSS, notamment au cours de la Deuxième guerre mondiale.

Ces régimes constituaient un contrepoids à l’impérialisme et leur chute a donné encore plus les mains libres à l’offensive antiouvrière et antisociale du capital. La défense de Cuba et de la Corée du Nord socialistes ainsi que de la révolution bolivarienne dirigée par le défunt président vénézuélien Hugo Chavez et maintenant par le président Nicolas Maduro contre les attaques et le harcèlement constant de l’impérialisme américain sont aujourd’hui une tâche fondamentale pour tout militant anticapitaliste digne de ce nom. Les nationaux-communistes québécois sont solidaires de toutes les autres forces politiques, patriotiques et socialistes, qui partagent un combat similaire contre le mondialisme apatride et néolibéral.

Le Québec est un pays francophone et doit le rester et nous devons être fiers de nos racines et de nos origines afin de ne pas disparaître sous le rouleau compresseur anglo-saxon grandement favorisé par la mondialisation ultralibérale. Nous n'avons rien contre les autres nations et cultures mais nous revendiquons le respect de ce que nous sommes en tant que peuple porteur d'une culture particulière et originale. Les nationaux-communistes québécois s'opposent vigoureusement au masochisme national qui fait l'éloge des cultures étrangères et considèrent en même temps la fierté nationale et patriotique légitimes comme étant du fascisme, voire du nazisme! Il n'y a rien de progressiste à prôner l'effacement des cultures et des peuples au profit du grand capital!

L'immigration de masse est une menace pour une petite nation comme la nôtre et constitue une des armes les plus redoutables du capital. A titre d’exemple, la volonté du gouvernement libéral de Jean Charest en 2008 de hausser le seuil d’immigration à 55000 personnes par année, pour une nation qui compte maintenant 8 millions d'habitants est complètement irresponsable. Il ne s’agit pas de rejeter en bloc l’immigration et les immigrants ni surtout de les stigmatiser ou de les diaboliser, mais il est bien certain qu’on ne peut accueillir une immigration de masse sans engendrer une panoplie de problèmes sociaux (chômage, demandes d’accommodements déraisonnables, créations de ghettos ethniques, tensions sociales comme dans le quartier Montréal-Nord en août 2008,etc).

Nous sommes les héritiers de la Nouvelle-France et à ce titre nous pouvons nous revendiquer de la culture européenne, ce qui n’exclut en rien la solidarité internationale avec les luttes des travailleurs et des différents peuples opprimés dans le monde. Nous donnons par exemple notre appui aux luttes de libération nationale comme celle du peuple palestinien contre l'État sioniste colonialiste, celle des Abkhazes et des Ossètes du Sud contre le régime géorgien ou bien les rebelles du Donbass contre l'oligarchie ukrainienne.

Le capitalisme est un système exploiteur et apatride qui n’a aucun respect pour les langues et les cultures nationales et qui représente un obstacle fondamental à leur épanouissement. Il contribue grandement au phénomène de l’anglicisation du monde en faisant de l’anglais la langue des affaires et du marché du travail au mépris des travailleurs et des travailleuses qui partout dans le monde veulent défendre leur droit de travailler dans leur langue nationale respective.

Au Québec nous faisons toujours face à la volonté de nous assimiler et de nous faire disparaître dans le marais anglo-saxon largement prédominant en Amérique du Nord. Il faut renforcer la loi 101 qui a été tellement édulcorée depuis plus de vingt ans par l'action combinée de la Cour Suprême du Canada et de certains gouvernements québécois. Le capitalisme cherche également à baisser constamment nos conditions de travail et à dégrader notre niveau de vie dans une perspective d’uniformisation sociale vers le bas.

Si vous êtes d’accord avec ce texte n’hésitez pas à nous rejoindre. En résumé nous combattons les politiques néolibérales de privatisation et de démantèlement des programmes sociaux ainsi que la dictature des multinationales assoiffées de profit, nous luttons pour la défense de la langue et de la culture française au Québec.Notre combat de libération nationale et sociale ne peut attendre plus longtemps.Nous avons besoin d’une organisation structurée et remplie de militants et de militantes de bonne volonté qui ont à coeur l’indépendance de notre pays, la sauvegarde de notre langue et de culture ainsi que la lutte acharnée et sans relâche contre le système d’exploitation capitaliste et pour l’instauration d’une société basée sur le national-communisme.

En avant vers un Québec libéré du joug du capital et socialiste !

(1) Voir ces sites pour en connaître plus sur le PCN: http://pcn-ncp.com/ et http://www.lucmichel.net/ .