mercredi 16 janvier 2013

Le chemin du pouvoir et ses 7 niveaux de contrôle

texte tiré du site indépendantiste québécois www.vigile.net sur le fonctionnement du système mondialiste.
 
 
Géopolitique, mondialisme et États-nations
 
Le chemin du pouvoir et ses 7 niveaux de contrôle par Marius Morin
 
Les États-nations sont-ils les maîtres du monde ?
Depuis une vingtaine d’années, notre vision du monde a changé considérablement. Qui aurait cru voir de son vivant les deux Allemagnes unifiées en 1989 ? Aucun Maître du monde, aussi puissant soit-il, n’aurait pu démanteler le mur de Berlin, pierre par pierre, sans la volonté arrêtée des deux peuples allemands. Qui aurait pu provoquer l’effondrement de l’Union soviétique en 1991 ? Seul un peuple derrière son chef Boris Eltsine monté sur un char d’assaut. Aucun Maître du monde n’aurait pu causer la chute de cet empire sans la force unifiée des différents peuples de l’ancienne Union soviétique. En Tunisie comme en Égypte, c’est le peuple qui a renversé les gouvernements. Oui, le peuple détient le vrai pouvoir, mais encore faut-il qu’il soit libre, bien informé et mobilisé.
Nonobstant comment suivre le chemin du pouvoir et ses différents niveaux décisionnels, qui sont les vrais Maîtres du monde ? Je lis un peu partout que c’est l’oligarchie financière qui contrôle le monde et non les chefs d’État. De plus, qu’il y aurait un complot mondial d’un groupe sélect et secret, une espèce d’élite mondiale de la finance, style illuminati, franc-maçon, qui cherche à mettre en place un Nouvel Ordre Mondial et une seule gouvernance. J’ai partagé cette théorie pendant un certain temps, mais aujourd’hui je m’en suis quelque peu éloigné. Pourquoi ? Pour la simple raison que notre humanité est trop complexe. Le nombre de pays, de gouvernements, de peuples, de cultures différentes et souvent opposées, de modèles économiques, de philosophies incompatibles, d’entreprises, de médias, de langues, de moyens financiers, de forces militaires, etc., font en sorte qu’un petit nombre de personnes peut tout contrôler.
S’il est possible de manipuler une population, de contrôler un État, en utilisant la désinformation, la propagande, la peur, l’armée, mais il sera toujours impossible de contrôler tous les êtres humains d’un peuple sans qu’ils ne s’en rendent compte. Dans une population donnée, il y aura toujours des sensibilités différentes et elles s’exprimeront continuellement à travers des mouvements de résistance. Comme les empires anciens, les dictateurs actuels vont tomber les uns après les autres. Les réseaux sociaux sont là. Dans cet article, en suivant le chemin du pouvoir et ses échelons, je tente de présenter une vision simplifiée du monde pour le rendre un peu plus compréhensible.

1. LA POPULATION MONDIALE ET LA PlANÈTE 

Nous les êtres humains vivons dans 193 pays totalisant sept milliards d’habitants. Ce que tout le monde constate, c’est qu’il y a des très riches et des très pauvres. Plus d’un 1,3 milliard d’habitants vivent toujours sous le seuil d’extrême pauvreté, et 22,4% des très pauvres avec moins d’un 1,25 dollar par jour. Alors que pendant ce temps 1% de la population aurait des revenus supérieurs aux autres 99%. Ici au Québec, nous avons une dette de 85000 dollars pour chaque travailleur et travailleuse. Face à cet état de fait, on n’hésite pas à parler maintenant de la dictature des actionnaires et des sociétés financières de Wall Street et de la Cité de Londres, du capitalisme sauvage, des maîtres du monde, du Nouvel Ordre Mondial, des Illuminati, des francs-maçons qui pillent nos avoirs et nos richesses, tant que personne ne les arrête. Alors qui sont-ils, ont-ils des noms ? La question primordiale est celle-ci : qui contrôle les citoyens (le premier niveau de pouvoir) des différents pays ? Les gouvernements…

2. LES GOUVERNEMENTS

Au-dessus de nous, citoyens, se trouvent les élus du gouvernement. Bien en entendu en régime démocratique. Ce sont les personnes à qui nous donnons le monopole du pouvoir. Ces responsables politiques votent nos lois, collectent nos taxes et impôts, signent nos traités de libre-échange, décident des guerres à entreprendre en notre nom, etc. Même fiers de notre démocratie (un pouvoir que nous exerçons lors d’élections tous les quatre ou cinq ans), nous constatons qu’un décalage se creuse entre nos problèmes réels en santé, en éducation, en emplois, en environnement, en création de richesse, en géopolitique et les solutions mises en avant par nos politiciens et leurs relais médiatiques. Dans le but de protéger des emplois, nos dirigeants subventionnent les entreprises qui sont de moins en moins capables de créer de la valeur, mais seulement de vampiriser la richesse des petits acteurs économiques et des travailleurs autonomes et même syndiqués, grignotant les services publics, et en fin de compte fragilisant tout l’État. Présentement une nouvelle directive européenne tente de fixer la durée du travail à 48 heures par semaine avec la possibilité d’aller jusqu’à 65 heures et de reculer la retraite à 67 ans. Voilà un pas de plus vers l’instauration d’un nouvel esclavage au service de la "compétitivité" et du profit à tout prix. Tout cela que nous soyons d’accord ou non. Mais qui contrôle les gouvernements ? Les multinationales…

3. LES MULTINATIONALES

Au-dessus des gouvernements, il y a les multinationales. C’est elles qui dictent aux États-nations ce qu’ils doivent faire en développement et gestion des exploitations. Ces agglomérations sont de véritables « corporatocraties ». Une étude de la revue New Scientist d’octobre 2011, a répertorié environ 37 millions d’entreprises et investisseurs à travers le monde et a révélé que 43.060 sociétés transnationales actives dans le monde étaient reliées entre elles ; que 1318 entreprises étaient associées en moyenne à une vingtaine d’autres. Ces 1318 entreprises représentaient 60% des revenus mondiaux. De ce noyau, l’étude a permis de détacher une super-entité financière de 147 sociétés et entreprises tricotées serrées. Selon Glattfelder de l’étude, moins de 1% de ce groupe contrôlerait 40% de l’économie mondiale. Les plus connues sont : Barclays Bank, JPMorgan Chase & Co, The Goldman Sachs Group, Bechtel, Exxon, General Electric, Pfizer, New Corporation Monsanto, DuPont, Boeing, etc. Ces multinationales travaillent à la suppression de toute entrave (protectionnisme) à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à la création d’emplois (or, en favorisant la robotisation et les nouveaux équipements, elles envoient beaucoup de travailleurs au chômage), aux merveilleux profits sans égard, très souvent, à l’environnement. De plus en plus, les multinationales forcent les États-nations à appliquer les réglementations de leur pays d’origine plutôt que celles des pays où elles s’y installent. Par exemple, une entreprise dont le siège social est déclaré en Chine pourrait choisir d’appliquer les réglementations sociales et environnementales chinoises dans ses usines ou ses bureaux établis au Québec. En effet un salarié québécois embauché à travers le Plan Nord par une entreprise chinoise (ou autre) devrait donc travailler dans les mêmes conditions qu’un salarié en Chine. Cependant, rassurez-vous, je ne crois pas que cela soit possible, ici, au Québec, et que le gouvernement et les syndicats veilleront au grain. Mais qui contrôle en fin de compte ces multinationales ? Les grandes banques…

4- LES GRANDES BANQUES PRIVÉES

Au-dessus des entreprises multinationales, il y a les grandes banques privées. Pour s’emparer des ressources naturelles, du libre-échange entre les États-nations et contrôler le marché, les grandes entreprises ont besoin de beaucoup d’argent. Elles font appel aux grandes banques. Dans le top 50 de ces grandes banques, on retrouve : la ICBC of China, China Construction Bank, Chase Manhattan Bank of New-York, Bank of China, Agricultural Bank of China, Citigroup, Wells Fargo, BNP Paribas, Santander, UBS de Suisse, Goldman Sachs, Barclays, Bank of America, BBVA Basque, Société Générale, Credit Suisse, BPCE, HSBC, Royal Bank of Scotland, etc. Par exemple, aux États-Unis, cinq banques privées contrôlent plus de 56% de leur économie : JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs Group ; elles possèdent collectivement 8500 milliards de dollars en avoirs à la fin de 2011. La banque Wells Fargo aurait blanchi ces dernières années plus de 378,4 milliards en provenance de la drogue mexicaine. Les grandes banques sont impliquées dans toutes les sphères de la finance : services de financement, prêts, hypothèques, marges de crédit, cartes de crédit, courtages, placements, conversions de devises, échanges commerciaux, assurances, fonds de retraite, drogues, pharmaceutiques, alimentation, transports, armements, etc. Il est certain que la hausse de l’or à près de 2000 dollars US l’once et de l’argent-métal à près de 50 dollars US l’once en 2011 a déclenché une véritable panique chez les banquiers. Les pays émergents du BRIC commencent à défier le dollar américain comme monnaie refuge de leurs réserves nationales et se tournent vers l’or, métaux précieux ou des devises régionales. Mais qui contrôle ces grandes banques ? Les banques centrales...

5- LES BANQUES CENTRALES

Au-dessus des grandes banques, nous retrouvons les banques centrales nationales. Celles-ci veillent à la stabilité du système bancaire et financier d’un pays, émettent la monnaie fiduciaire, contrôlent la mise en place du système de change flottant, la réserve monétaire, les swaps, les banques, les assurances et l’inflation. En soi, elles sont une banque des banques. Elles sont les fournisseurs de liquidités du système financier. Elles fabriquent de l’argent papier. Ce sont elles qui ont renfloué les banques en 2008. On y retrouve la Banque centrale du Canada, de France, d’Allemagne, de Suisse, la Fed, la BCE, la BOE, la BOJ et autres. Toutefois les réserves d’or des banques centrales occidentales ont diminué considérablement ces dernières années, et sont maintenant entre les mains des pays non occidentaux comme la Russie, la Turquie, le Kazakhstan, l’Ukraine et les Philippines, qui continuent d’acheter de l’or. Ce n’est que depuis 2009 que nos banques centrales occidentales ont recommencé à acheter de l’or, sachant très bien que leur argent papier créé artificiellement ne peut garantir leur solidité financière à long terme. Mais qui contrôle ces banques centrales ? Les banques mondiales et leurs institutions…

6- LES BANQUES MONDIALES ET LEURS INSTITUTIONS

Au-dessus des banques centrales nationales, il y a les banques mondiales qui transigent avec elles. Quatre grandes institutions internationales se distinguent : la Banque mondiale BM et ses deux institutions : l’Association internationale de développement (AID), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), le Fonds monétaire international FMI regroupant 188 pays. Ces banques ont été créées après la Deuxième Guerre mondiale pour aider à la reconstruction de l’Europe et du Japon, et lutter contre la pauvreté. Et une quatrième institution est la Banque des règlements internationaux BRI ou BIS, la plus antienne institution financière internationale, fondée en 1930. Elle est surnommée la banque des banques centrales, située à Bâle en Suisse. Ses actifs appartiennent à 60 banques centrales et sont évalués à 221 milliards de dollars. Le gouverneur de la banque centrale du Canada en fait partie. Elles transigent avec les institutions internationales comme l’OCDE, l’OMC, l’OIT, la FAO, GATT, etc. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international prêtent aux pays (c’est-à-dire les endettant) en difficulté. Ces banques se basent sur les Agences de notation : Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor’s pour demander aux États en difficulté de revoir leurs états financiers et soumettent leur population à des régimes d’austérité comme la Grèce et bientôt plusieurs pays d’Europe ou des pays pauvres du Tiers-monde. Mais qui contrôle ces banques et institutions mondiales ? Un réseau financier de huit grandes familles…

7- LE RÉSEAU CAPITALISTE ET SES 8 CONGLOMÉRATS

L’étude citée précédemment faisait référence à une super-entité de la finance mondiale. Celle-ci serait composée de huit grandes familles au sens de conglomérats :
  • Banques Rothschild de Londres et de Berlin
  • Lazard Brothers Bank of Paris
  • Israël Moses Sieff Bank d’Italie
  • Banque Warburg de Hambourg, en Allemagne et Amsterdam
  • Kuhn Loeb Bank of New York
  • Bank of America
  • Goldman Sachs Bank of New York
  • Chase Manhattan Bank of New York (contrôlée par les Rockefeller).
Les dirigeants de ces groupes multinationaux sont liés à la Réserve américaine, à la BCE, à des chefs d’État, des banquiers, des financiers, des chefs de multinationales qui rayonnent à travers le monde. Ces agglomérations financières n’aiment pas être contrôlées de l’extérieur. Cependant leurs dirigeants aiment bien rencontrer leurs vis-à-vis et leurs compétiteurs pour échanger des idées et de l’information sur la marche du monde, à l’abri des regards, parallèlement dans des groupes ou clubs sélects de réflexion : comme Bilderberg, le World Economic Forum de Davos, la Trilatérale, le Siècle, le Council on Foreign Relations CFR, l’Institut Français des Relations Internationales IFRI, le club de Rome, etc.
Ces gens en général sont contre tout protectionnisme et investissent là où il y a de l’argent à faire. Vous comprendrez bien que ces grandes familles, qui trônent sur le système capitaliste depuis deux siècles, vont tout faire pour garder leur pouvoir économique au détriment de la souveraineté des États-nations et maintenir le système en place le plus longtemps possible. Il en va de leur héritage historique et de leur fortune accumulée au cours des ans. N’oublions pas que ces puissances économiques occidentales sont de plus en plus confrontées à de nouveaux pouvoirs économiques comme celui de la Chine, de l’Inde, de la Russie et du Brésil. Mais qui contrôle ces puissances ? Ce sont les es peuples, c’est-à-dire les État-nations bien informés, libres, mobilisés, fiers de leur identité et de leur culture qui se tiennent debout. Nous avons des exemples éloquents aujourd’hui avec la Chine et la Russie, et en Amérique latine avec le Venezuela, l’Équateur, l’Argentine, le Brésil, la Bolivie et le Pepe de l’Uruguay, le président des pauvres.
Conclusion
Tout au long de cette réflexion, je n’ai pas fait référence à la pyramide du dollar américain et à son œil qui trône à son sommet. Oui, les grands réseaux industriels et financiers tentent par tous les moyens d’infléchir le cours de l’histoire. Mais de là à conspirer pour prendre le contrôle des États-nations et instaurer une gouvernance mondiale, je n’y crois pas. L’ego de ces conglomérats financiers est trop développé pour désirer s’unir à leurs concurrents. Pensez-vous que les grandes fortunes canadiennes comme les Thomson, Veston, Desmarais et autres vont agir contre leur code génétique, celui de dominer dans leur domaine ! Ces milliardaires veulent être seuls à bond de leur entreprise mondialisée.
Cependant il y a toujours un danger réel de perdre toute souveraineté. Les responsables de ces organismes supranationaux exercent un réel pouvoir sur nos sociétés et ils ne sont pas élus. Si les États-nations ne sont pas proactifs et attentifs aux besoins réels de leur population, et ceux de l’humanité et de l’environnement de notre planète, leur marge d’action (leur pouvoir décisionnel) va se rétrécir comme une peau de chagrin. Il y a péril dans la demeure et il est de leur devoir de stopper le processus de la mondialisation qui n’a qu’un but : le transfert du pouvoir des États vers des organisations supranationales non-élues et qui n’ont que de comptes à rendre qu’à elles-mêmes. Si on les laisse faire, au diable l’humanité et la planète, vive le pourvoir de l’argent !

Marius MORIN