dimanche 25 novembre 2012

Option Nationale: Un nouveau parti indépendantiste québécois


Voici un article sur le parti indépendantiste québécois Option Nationale qui a été publié dans le numéro 3 du National Émancipé en format papier.

OPTION NATIONALE : UN NOUVEAU PARTI INDÉPENDANTISTE QUÉBÉCOIS

Un nouveau parti indépendantiste québécois a été fondé l’automne dernier (2011), Option Nationale (1). Il a tenu son congrès de fondation le 25 févier dernier, dans la région de Trois-Rivières au centre du Québec, avec près de 400 participants. Ce nouveau parti suscite beaucoup d’engouement et d’enthousiasme parmi les militants indépendantistes et patriotiques québécois, plus particulièrement parmi la jeunesse. Le Parti Québécois qui existe depuis 1968 a été incapable de mener à bien le combat pour la libération nationale et sociale du Québec. Il fait preuve d’une grande tiédeur face à la promotion de l’indépendance et cherche davantage un compromis avec la grande bourgeoisie anglo-canadienne que la libération du peuple québécois. Le parti de gauche Québec Solidaire, quant à lui, tout en se proclamant indépendantiste fait la promotion du multiculturalisme et de la diversité culturelle et ethnique, au détriment de l’identité nationale québécoise, et place l’indépendance loin dans sa liste de priorités. Il y a donc un grand vide politique au Québec qui est dirigé par le gouvernement libéral et fédéraliste de Jean Charest depuis 2003.

Le fondateur du parti Option Nationale est l’ancien député péquiste, maintenant indépendant, Jean-Martin Aussant, qui a démissioné du Parti Québécois en juin 2011 à cause du manque flagrant de ferveur indépendantiste et patriotique de ce parti. Il a accusé le PQ de chercher principalement à prendre le pouvoir et à mettre de côté la question nationale si ça peut le rapprocher de son objectif. Même s’il y a des indépendantistes sincères à la base du PQ, la direction du parti fait preuve constamment d’hésitation dans la promotion de l’indépendance. Dans sa plateforme politique, ON se prononce sans compromis pour la défense de la langue et de la culture françaises au Québec et pour l’extension de la francisation à toutes les entreprises qui font des affaires sur le sol québécois (2). Il affirme clairement que le français doit être la seule langue officielle et commune du Québec afin de protéger notre nation contre l’anglicisation rampante promue par la prédominance écrasante de l’anglais en Amérique du Nord et par la mondialisation des marchés. Option Nationale se prononce également pour la gratuité scolaire à tous les niveaux, de l’école maternelle jusqu’à l’université, pour la création d’une Banque du Québec, la nationalisation des ressources naturelles, le développement d’une économie sociale comme alternative à l’économie de marché et la création de Pharma-Québec, une société d’État responsable de la gestion des produits pharmaceutiques. Ce sont toutes des positions intéressantes qui vont dans le sens du nationalisme économique et du patriotisme social et qui se rapprochent de la doctrine solidariste. Option Nationale évite les dérives et les erreurs du collectivisme marxiste tout en rejetant fermement l’ultralibéralisme économique et reconnait la nécessité d’un État fort pour un Québec indépendant.

Il y a toutefois certaines lacunes dans la plateforme politique d’Option Nationale. On n’y retrouve aucune référence au Nouvel Ordre Mondial ni au lobby sioniste. Ce sont des forces extrêmement puissantes qu’il faudra combattre pour mener à terme le combat pour la libération nationale et sociale du peuple québécois. Aucun mouvement de résistance digne de ce nom ne peut éviter la lutte contre ces forces maléfiques qui détruisent lentement mais sûrement l’indépendance des différentes nations ainsi que l’épanouissement des différentes langues et cultures nationales. Option Nationale devra à tout prix éviter les erreurs graves du Parti Québécois qui non seulement n’a pas combattu le NOM et les sionistes, mais a constamment chercher à les apaiser et à faire des compromis avec eux. Ce parti est très prometteur et a beaucoup de potentiel, alors il ne doit surtout pas le gaspiller.

Richard Chartrand