jeudi 15 novembre 2012

Les faiblesses du lobby sioniste en Europe

Un texte tiré du site www.plumenclume.net sur les difficultés que rencontre le lobby sioniste malgré sa puissance auprès des gouvernements canadien, américain et européen.

Les faiblesses du lobby sioniste en Europe

par Maria Poumier et ARC


Le lobby sioniste est en ce moment dans une étrange position de fragilité, M Netanyahu le va-t-en-guerre n'étant même plus soutenu par sa base en Israël, encore moins par les juifs influents à l'étranger. C'est le moment d'élargir les brèches!


1. L'intouchable Shoah

Tout le monde sait que l’axe principal, la colonne vertébrale de la propagande sioniste utilisée en Europe concerne les persécutions subies par les populations juives européennes pendant la deuxième guerre mondiale. Ce conflit a donné lieu en Europe à des massacres de masse et à des déportation ou déplacements massifs de populations. Je citerai, en plus des juifs, l’extermination massive et programmée de populations slaves aussi bien dans la Pologne catholique que dans la Russie communiste (ce qui prouve le caractère racial et non politique de cette répression), la déportation des Tsiganes (autre persécution à caractère racial) sans oublier tous les opposants européens au régime nazi.

Mais on ne doit pas oublier-ce qui est souvent le cas- les victimes allemandes de cette guerre :les populations civiles allemandes bombardées(des centaines de milliers de morts) et les millions d’Allemands déplacés dans des conditions inhumaines ayant souvent entraîné leur mort. Tel fut le prix du remodelage(pour reprendre la sinistre expression de Bush) qui nous a donné l’Europe que nous avons connue jusqu’à la Chute du Mur de Berlin. Ajoutons que ces massacres d’Européens commis par d’autres Européens n’étaient que la continuation des massacres et déportations de populations amérindiennes, africaines, musulmanes et asiatiques commis par l’Europe depuis son expansion coloniale et impérialiste qui débute avec la découverte du continent américain.

Mais pour les sionistes seuls importent les massacres de juifs au nom desquels ils prétendent parler. Pour cela il leur fallait construire tout un appareil propagandiste et marteler continuellement l’opinion publique. Un mot a été alors inventé, le mot Shoah, un mot bref, facile à retenir, et destiné à intimider et à faire taire tous ceux qui s’opposent à leur entreprise de domination et d’agression. Il faut remarquer que ce mot est apparu assez tard, en 1985 -c’était le titre d’un film réalisé par le sioniste Claude Lanzmann, avec subvention israélienne-. Cette date n’est pas innocente : la période des années 80 coïncide avec une forte baisse de la sympathie des Européens pour Israël : sa nature colonialiste et agressive est de plus en plus difficile à dissimuler et la cause palestinienne rencontre de plus en plus de soutiens en Europe.

Au même moment, un autre terme s'imposait en anglais, avant d'envahir les autres langues occidentales: le terme d'holocauste. Or c'est un concept contradictoire, impliquant que les juifs, dans la catastrophe qu'a représenté pour eux l'épisode nazi, ont péri par un feu purificateur, en sacrifice rédempteur, pour avoir failli à leur mission, celle de tous les peuples, de se conduire en "images de Dieu". Le bilan hautement critique de l'histoire juive que véhicule, quoique bien oublié, le terme d'Holocauste, est non pas d'origine juive, mais naît chez les chrétiens évangélistes, soucieux de reconquête de Jérusalem pour eux-mêmes. Pour les juifs, le terme holocauste véhicule donc "un grave contresens" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Holocauste). Mais ce sont eux qui nous l'imposent, pesamment, faute d'en trouver un autre qui soit plus satisfaisant pour la logique et pour la dignité de chaque peuple… En effet, en français du moins, "choah" sonne désormais comme un monosyllabe parfaitement comique, depuis l'énorme travail de sape réalisé par l'humoiste Dieudonné, inventeur de la chanson "shoananas", travail repris maintenant par le graphiste Joe le Corbeau, inventeur de "shoahebdo"... et ceux qui suivront.

Quoiqu'il en soit, nous ne sommes plus à l’époque où l’on pouvait faire croire que la Palestine était une terre vide attendant les disciples de Herzl soutenus par la déclaration Balfour, et encore moins, que les Palestiniens doivent payer pour les erreurs ou les crimes de Européens.
Pourtant, depuis et jusqu’à aujourd’hui le thème du malheur extrême, unique, des juifs, qui seraient génétiquement innocents, est servi quotidiennement aux Européens : pas une semaine, pas un jour sans commémorations, films, articles, "études " etc. L’enseignement n’est pas oublié : une nouvelle "science " est apparue dans les programmes scolaires avec la journée de la Shoah, visites de camps en Allemagne et en Pologne. Tout est fait pour que les jeunes pensent que la deuxième guerre mondiale ne fut qu’un massacre de juifs ! Oubliés les dizaines de millions de morts qui n’étaient pas juifs, pour les sionistes ils ne présentent aucun intérêt !

Cette propagande poursuit plusieurs objectifs :1) culpabiliser, paralyser la réflexion et terroriser les Européens 2) faire des juifs une catégorie à part, la seule qui ait souffert 3) et bien sûr justifier le sionisme et soutenir l’entité sioniste établie en Palestine. Sans oublier les indemnités obtenues par Tel-Aviv et ce même 70 ans après la fin de la guerre. Elle permet également de taxer d’ "antisémites " tous ceux qui ne se plient pas au nouveau dogme, et de les faire poursuivre en justice. Car il s’agit bien d’un dogme auquel la croyance est obligatoire sous peine de sanctions ! 

En effet certains historiens, philosophes, hommes politiques, journalistes ou tout simplement gens de bon sens ont voulu que ce problème historique soit traité selon les méthodes propres à tous les historiens honnêtes : par débats contradictoires et preuves à l’appui. Le lobby sioniste a immédiatement senti le danger et a réagi : tout un arsenal de lois a été mis en place par la classe politique pour réduire au silence les récalcitrants. Ce sont les fameuses lois dites mémorielles qui en fait ont rétabli le délit d’opinion en Europe, délit combattu autrefois par les philosophes des Lumières dont pourtant se réclament les dirigeants européens ! Nous ne pouvons citer tous ceux qui ont été victimes de cette chasse aux sorcières (ils sont assez nombreux), mais il faut retenir quelques exemples significatifs :

-Ernst Zundel, citoyen allemand, condamné en 2007 à 5 ans de prison ferme en Allemagne.

-Vincent Reynouard, enseignant français, catholique, condamné à 1 an ferme en France, et constamment harcelé par les autorités alors même qu'il a purgé sa peine.

-David Irving, historien anglais, condamné à Vienne à 3 ans de prison ferme alors qu’il avait plaidé coupable en se reniant. Même pour un renégat il n’y a pas de pardon : Irving avait trop longtemps touché à un sujet tabou et interdit par le lobby sioniste.

- Pedro Varela, libraire espagnol, condamné à une peine imprécise, et ayant effectué 15 mois de prison.

Pour la France, il faut également mentionner le philosophe Roger Garaudy, ancien résistant à l’occupation nazie et mondialement respecté, le Professeur Faurisson, le militant politique Pierre Guillaume, éditeur de Garaudy et Faurisson et tant d’autres qui ont eu à affronter procès après procès et agressions physiques de milices sionistes faisant la loi à Paris jusqu’à y compris dans le couloir du Tribunal sous le regard indifférent de la police.

A tout cela, les événements récents apportent une riposte de grande ampleur, qui mine d'autant le phénomène de croyance aveugle et générale des Européens en l'honnêteté du culte de l'Holocauste, se manifestant par l'édification de monuments, musées, l'organisation de pèlerinages et de rituels censément laïques, ou judéo-chrétiens. Ainsi, l'affaire de la provocation contre les musulmans avec une misérable production sur internet, signée "Sam Bacile" a donné l'occasion au président Ahmadinejad de stigmatiser l'arbitraire sioniste pesant sur les législations européennes, permettant d'insulter toute sensibilité religieuse, au profit d'un seul culte, celui de l"intouchable" Shoah. 

Et tous les musulmans du monde renvoient désormais les arguments révisionnistes les plus strictement rationnels comme une riposte mondiale à l'impérialisme idéologique occidental. La dynamique est si forte que les sionistes convaincus reconnaissent la "victoire rampante" du révisionnisme en Occident, les pays musulmans en brandissant l'étendard bien plus ouvertement. (http://www.dreuz.info/2012/06/lettre-dun-chretien-a-un-juif-concernant-la-shoah/)

2. Un lobby aux pieds d'argile

Pourquoi le lobby sioniste en Europe peut-il agir encore en toute impunité ? La réponse est simple : parce qu’il domine la classe politique européenne. Cette domination passe par divers canaux. Le premier canal est sans conteste le poids déterminant du sionisme dans la finance internationale dont les deux pivots sont Wall-Sreet et la City, les autres places financières étant à la remorque. 

Cette puissance fondée sur une économie spéculative et virtuelle permet de conduire des peuples entiers à la ruine et les Européens qui pensaient que cela ne concernait que les pays en voie de développement vont bientôt apprendre à leur dépens que l’Europe est au bord de la ruine. Qui dit puissance financière dit aussi contrôle des médias donc de l’opinion publique continuellement façonnée par le lobby sioniste. Quel homme politique peut-il affronter de tels adversaires sans être immédiatement calomnié avant d’être marginalisé et réduit au silence ? La classe politique le sait très bien et, dans une Europe décadente et matérialiste, préfère se soumettre et continuer à obéir à Tel-Aviv.
Ce phénomène d'autocensure est perceptible par exemple dans l'énorme mine d'information offerte par Wikileaks, dans un généreux projet de restituer aux citoyens la maîtrise de leur droit à savoir ce que leurs dirigeants leur cachent. On trouve là peu de documents inamicaux concernant Israël, et ceux qui existent ne sont jamais repris par les medias, qui, sur d'autres sujets, sont bien obligés de tenir compte des révélations de wikileaks. Pourtant, ils existent… 
http://www.middleeastmonitor.com/resources/commentary-and-analysis/2780-wikileaks-documents-expose-israeli-racism-hypocrisy-and-double-standards

Il suffit d’étudier le récent gouvernement français dans lequel des sionistes notoires occupent les postes-clé : on a l’impression que ce gouvernement a été formé à Tel-Aviv ! De là cet alignement permanent sur la politique israélienne, cette impunité totale accordée à l’entité et l’agression ouverte comme en Syrie et à peine dissimulée contre l’Iran, sans parler du peuple palestinien dont tout le monde connaît le calvaire enduré depuis plus de 60 ans. Toute tentative pour mener une politique économique conforme à nos intérêts et non pas à ceux de Tel-Aviv finit devant les tribunaux: ainsi les appels au boycot des entreprises qui commercialisent les produits israéliens. Ceux-ci jouissent des mêmes privilèges à l'exportation que les produits européens.

Et voici qu'on nous prépare l'intégration complète d'Israël dans l'UE puisque en novembre le parlement européen devra se prononcer sur l’ACAA qui est un projet d’intégration économique intensifiée avec Israël! Et ce, malgré la déclaration très pro-palestinienne de l’internationale socialiste qui en appelle à un boycott des produits israéliens tirés des colonies (ce qui est interdit dans ce pays libre et démocratique qu’est la France…) "Autrement dit écoutez nos paroles et ne regardez pas nos actes!", conclut "le citoyen engagé". (http://litinerantcitoyen.wordpress.com/). Mais le vote favorable de la commission ad hoc, en septembre, a été obtenu de justesse. Les députés européens sont soumis à un lobbying intense…http://www.euromedrights.org/fr/dernieres-nouvelles/emhrn-releases/communiques-de-2012/12152.html
Le traité visant à élargir le marché des produits pharmaceutiques israéliens, les scandales à répétition autour de la négligence des laboratoires mettant sur le marché des produits extrêmement dangereux affecteront d'autant les produits "made in israel".

En février 2012, un "parlement juif" auto-élu s'est constitué en lobby au niveau de l'Europe pour jouer un rôle comparable à l'AIPAC aux USA, grâce à deux outils habilement équilibrés: la carotte et le bâton, la corruption et la menace, systématiquement mis en œuvre depuis longtemps, mais jusqu'ici dans une pénombre propice. Cependant, il a rencontré l'hostilité de façade du CRIF, ce qui indique des rivalités intéressantes: http://www.crif.org/tribune/le-pseudo-parlement-juif-europ%C . Et le CRIF de reprendre des arguments parfaitement antisionistes contre cet organe de conception monstrueuse!

Enfin, il existe aussi une dernière cause à la soumission de la classe politique européenne au lobby sioniste, une cause idéologique : le même mépris pour les peuples non européens et la même volonté d’arrogance et de domination. Il y a comme un air de famille entre le sionisme et l’impérialisme européen, aujourd’hui en déclin, le même racisme, le même suprématisme : à leurs yeux certains sont faits pour la domination éternelle et les autres pour la soumission.

Le récent discours de François Hollande devant l'assemblée générale de l'ONU est un monument d'incohérence, de mépris impérialiste et d'apostasie globale des principes du socialisme: nous avons un président "socialiste" qui, pour commencer, renie toutes les bases de la diplomatie. Ainsi il dénie au gouvernement syrien le droit à exister, alors qu'il s'agit d'un gouvernement plusieurs fois élu et confirmé par 3 referendums, et membre à part entière de l'ONU. Quant à la Palestine, voici ce qu'il en dit:

"La troisième urgence est de trouver enfin une issue au conflit israélo-palestinien. Le statu quo que nous connaissons n’est pas une réponse. C’est une impasse. La France là encore, j’en prends l’engagement, contribuera de toutes ses forces à restaurer les bases d’une négociation devant déboucher sur la coexistence de deux États dont chacun sait bien qu’elle est la seule solution pour qu’il puisse y avoir une paix juste et durable dans cette région."

Comme le rappelle Thierry Meyssan, cette phrase bafoue le droit voire le devoir des Palestiniens de résister à l'oppression et à l'occupation du pays dont ils sont systématiquement dépossédés depuis 60 ans; le projet des 2 États figurait déjà dans les accords d'Oslo et s'est avéré impraticable, même pour la reconnaissance d'un État fantoche, conçu comme bantoustan sans droit à gérer sa propre sécurité, le Conseil de Sécurité bloquant systématiquement l'application de la moindre résolution de l'Assemblée générale de l'ONU concernant les devoirs d'Israël. http://www.voltairenet.org/article176123.html

François Hollande ridiculise la France, en apparaissant comme un jouet du lobby pro-israélien en France, un président fantoche à qui l'on fait dire n'importe quoi, de préférence des phrases vides de sens. Mais sa position en politique intérieure n'étant guère plus solide, il se pourrait qu'il soit vite classé au rang des présidents intérimaires, et qu'il suscite bientôt de violentes manifestations de rejet en France.

Malgré la puissance momentanée du lobby en Europe il y a de nombreuses raisons d’espérer que de par son propre poids écrasant, il favorise la convergence d'un front à la fois animé par le sentiment que nous sommes colonisés, et que nos sociétés doivent modifier leurs lois afin que les puissances financières, en grandes partie identifiées aux intérêts israéliens, soient assujetties à l'intérêt national. Un mouvement "Occupy your country", "reprenez possession de votre pays" est en marche dans chaque pays d'Europe quoique nos media fassent tout pour en minimiser la portée. 

3. Le rôle moteur de l'Iran

Depuis la victoire de la Révolution Islamique d’Iran en 1989 et grâce aux positions fermes et claires prise par l’Ayatollah Khomeiny (que sa mémoire soit éternellement honorée) le rapport de forces a changé progressivement. Pour la première fois un chef d’état ne se contentait pas de dénoncer tel ou tel aspect de la politique israélienne mais dénonçait le sionisme dans son principe même. Ce fut une nouveauté pour nous en Europe et petit à petit des combattants, autrefois isolés, se sont tournés vers Téhéran.
Les paroles fortes et pertinentes du Président Mahmoud Ahmadinejad, dans la continuité de la ligne tracée auparavant, n’ont pu que nous conforter et nous faire comprendre que l’ennemi est vulnérable et vient d’entrer dans sa phase finale. Qu’il nous soit permis ici de rendre hommage au Président Mahmoud Ahmadinejad et de le remercier. Grâce à la République Islamique d’Iran le sionisme, y compris en Europe, est sur la défensive. De plus en plus la parole se libère en Europe, ce qui nous explique l’agressivité du lobby et nous nous attendons de sa part à des coups redoublés. Nous nous sentons prêts à y faire face.

La question des licenciements à l'usine Peugeot d'Aulnay-sous-Bois fait cruellement redécouvrir à la classe ouvrière l'impact destructeur de la soumission à Israël: c'est pour satisfaire Israël et étrangler l'Iran que cette usine a cessé de produire pour son marché essentiel, qu'est l'Iran! Il est désormais impossible de le cacher à la population…
D'ailleurs, l'isolement d'Israël sur la scène internationale est de plus en plus visible, voyant, spectaculaire; ainsi, à l'Assemblée Générale de l'ONU, lors du discours du président Ahmadinejad, l'ambassadeur d'Israël seul a quitté la salle, et c'est la première fois dans l'histoire. [Rectificatif: le représentant des USA et celui du Canada lui ont emboîté le pas, comme des acolytes. Mais les Européens, qui avaient quitté la conférence de l'ONU Durban II à Genève pour faire plaisir à Israël sont, cette fois-ci, restés à leur place.]

Enfin il est bon de souligner que dans la classe politique elle-même, il y a une reconnaissance du caractère maffieux des pressions sionistes chez nous. M. Raymond Barre, ancien premier ministre de la France sous la présidence de M. Giscard d’Estaing, avait fait la déclaration suivante à une radio française de grande écoute le 1 mars 2007: "j’ai été victime en 1980 d’une campagne faite alors par le lobby juif le plus lié à la gauche, ajoutant que le lobby juif - pas seulement en ce qui me concerne - est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement". M. Barre n’était ni un antisémite, ni un « extrémiste " mais un homme politique sérieux et soucieux de son pays, clairvoyant. Désormais, sa situation d'otage, et son opinion extrêmement critique, quoique longtemps tenue cachée, sont vécues comme majoritaires, dans toutes les catégories de la population.