mardi 27 novembre 2012

Nationalistes hongrois pour la Palestine

Un article publié sur le site du journal nationaliste et solidariste Le National Émancipé (www.nationalemancipe.info) sur une action de solidarité des nationalistes hongrois envers le peuple palestinien.

Nationalistes Hongrois Pour La Palestine ..

Malgré le temps froid, un millier de personnes ont manifesté devant l’ambassade d’Israël à Budapest afin de protester contre l’intervention israélienne à Gaza et l’« occupation permanente de la Palestine par Israël. » Le président du Jobbik Gábor Vona ainsi que plusieurs hauts responsables du parti ont pris part à l’événement.



Parmi les organisations présentent figuraient la Jeunesse du Jobbik, la Nouvelle Garde hongroise, la Garde nationale et l’association des Palestiniens vivant en Hongrie.


Le porte-parole du Jobbik pour les affaires étrangères Márton Gyöngyösi a remarqué que les ambassades des États-Unis et d’Israël ressemblent à des forteresses, ce qui montre que ces deux pays sont liés. Il a déclaré que ce qu’Israël fait en Palestine est un génocide planifié, alors que les États-Unis qui se proclament champion des droits de l’homme soutiennent le bain de sang à Gaza. Il a accusé le ministre hongrois des affaires étrangères de couardise pour son soutien à la position de l’Union européenne en la matière.



Le président du Jobbik Gábor Vona a remarqué qu’Israël parle sans cesse de la Shoah tout en dirigeant le plus grand camp de concentration au monde, avec l’assistance des États-Unis, au sein de la Bande de Gaza. Il a ajouté que l’Union européenne qui critique l’économie hongroise est très timide lorsqu’il s’agit de condamner l’agression israélienne. Gábor Vona se demande pourquoi les partis hongrois du système ne se dissocient pas de l’agression israélienne ? Il propose que les différentes organisations de défense des droits de l’homme qui critiquent en permanence la situation à Gyöngyöspata (une municipalité dirigée par le Jobbik) déménagent à Gaza.








Gábor Vona a lu une lettre qui inclut diverses demandes :


1. Réaliser un inventaire complet des investissements israéliens en Hongrie.


2. La clarification par le Premier ministre hongrois Viktor Orban de la rumeur persistante selon laquelle l’Allemagne, la Hongrie et la Pologne ont signé un traité confidentiel avec Israël afin d’accueillir en cas d’urgence les réfugiés juifs (le quota hongrois serait de 500.000). Si cet accord exite, il doit être, selon le président du jobbik, rejeté immédiatement.


3. La fin de l’accord d’association avec Israël.


4. Le Jobbik va introduire au Parlement une résolution condamnant le « massacre de Gaza ». Gábor Vona espère que tous les partis du Parlement soutiendront cette résolution.


5. La surveillance des politiciens hongrois en vue d’être certain qu’il n’y a pas parmi eux de double nationaux (hungaro-israéliens) qui influent en faveur d’Israël au sein de l’appareil d’État.


Le président du Jobbik a déclaré : « Nous sommes solidaires des Palestiniens. La hongrie est la Palestine de l’Europe. »


La foule s’est ensuite rendue devant l’ambassade de Palestine où un membre du corps diplomatique a reçu les manifestants. Ces derniers ont ensuite allumé des bougies en hommage aux victimes palestiniennes de l’attaque israélienne à Gaza .



Le lendemain, les militants du Jobbik affrontaient des manifestants pro-sionistes devant l'ambassade d'Israel. Gabor Vona était arrété par la police ,puis relaché quelques heures après.



La libération de l'Europe passe par celle de la Palestine. Solidarité avec la résistance palestinienne !!



A Squadra

dimanche 25 novembre 2012

Option Nationale: Un nouveau parti indépendantiste québécois


Voici un article sur le parti indépendantiste québécois Option Nationale qui a été publié dans le numéro 3 du National Émancipé en format papier.

OPTION NATIONALE : UN NOUVEAU PARTI INDÉPENDANTISTE QUÉBÉCOIS

Un nouveau parti indépendantiste québécois a été fondé l’automne dernier (2011), Option Nationale (1). Il a tenu son congrès de fondation le 25 févier dernier, dans la région de Trois-Rivières au centre du Québec, avec près de 400 participants. Ce nouveau parti suscite beaucoup d’engouement et d’enthousiasme parmi les militants indépendantistes et patriotiques québécois, plus particulièrement parmi la jeunesse. Le Parti Québécois qui existe depuis 1968 a été incapable de mener à bien le combat pour la libération nationale et sociale du Québec. Il fait preuve d’une grande tiédeur face à la promotion de l’indépendance et cherche davantage un compromis avec la grande bourgeoisie anglo-canadienne que la libération du peuple québécois. Le parti de gauche Québec Solidaire, quant à lui, tout en se proclamant indépendantiste fait la promotion du multiculturalisme et de la diversité culturelle et ethnique, au détriment de l’identité nationale québécoise, et place l’indépendance loin dans sa liste de priorités. Il y a donc un grand vide politique au Québec qui est dirigé par le gouvernement libéral et fédéraliste de Jean Charest depuis 2003.

Le fondateur du parti Option Nationale est l’ancien député péquiste, maintenant indépendant, Jean-Martin Aussant, qui a démissioné du Parti Québécois en juin 2011 à cause du manque flagrant de ferveur indépendantiste et patriotique de ce parti. Il a accusé le PQ de chercher principalement à prendre le pouvoir et à mettre de côté la question nationale si ça peut le rapprocher de son objectif. Même s’il y a des indépendantistes sincères à la base du PQ, la direction du parti fait preuve constamment d’hésitation dans la promotion de l’indépendance. Dans sa plateforme politique, ON se prononce sans compromis pour la défense de la langue et de la culture françaises au Québec et pour l’extension de la francisation à toutes les entreprises qui font des affaires sur le sol québécois (2). Il affirme clairement que le français doit être la seule langue officielle et commune du Québec afin de protéger notre nation contre l’anglicisation rampante promue par la prédominance écrasante de l’anglais en Amérique du Nord et par la mondialisation des marchés. Option Nationale se prononce également pour la gratuité scolaire à tous les niveaux, de l’école maternelle jusqu’à l’université, pour la création d’une Banque du Québec, la nationalisation des ressources naturelles, le développement d’une économie sociale comme alternative à l’économie de marché et la création de Pharma-Québec, une société d’État responsable de la gestion des produits pharmaceutiques. Ce sont toutes des positions intéressantes qui vont dans le sens du nationalisme économique et du patriotisme social et qui se rapprochent de la doctrine solidariste. Option Nationale évite les dérives et les erreurs du collectivisme marxiste tout en rejetant fermement l’ultralibéralisme économique et reconnait la nécessité d’un État fort pour un Québec indépendant.

Il y a toutefois certaines lacunes dans la plateforme politique d’Option Nationale. On n’y retrouve aucune référence au Nouvel Ordre Mondial ni au lobby sioniste. Ce sont des forces extrêmement puissantes qu’il faudra combattre pour mener à terme le combat pour la libération nationale et sociale du peuple québécois. Aucun mouvement de résistance digne de ce nom ne peut éviter la lutte contre ces forces maléfiques qui détruisent lentement mais sûrement l’indépendance des différentes nations ainsi que l’épanouissement des différentes langues et cultures nationales. Option Nationale devra à tout prix éviter les erreurs graves du Parti Québécois qui non seulement n’a pas combattu le NOM et les sionistes, mais a constamment chercher à les apaiser et à faire des compromis avec eux. Ce parti est très prometteur et a beaucoup de potentiel, alors il ne doit surtout pas le gaspiller.

Richard Chartrand



mardi 20 novembre 2012

Patriotisme et socialisme

Un article que j'ai rédigé il y a quelques années sur la nécessité de combiner le socialisme avec l'amour de la patrie et qui déplore le fait qu'une bonne partie de la gauche québécoise soit vautrée dans un antinationalisme primaire.

PATRIOTISME ET SOCIALISME

Est-ce que le socialisme peut être compatible avec le patriotisme? Si l’on se fie à une certaine partie de ce qu’on appelle généralement la «gauche», ce sont deux termes antagoniques et toute idée de faire une synthèse des deux est rejetée du revers de la main. La fierté patriotique est un sujet bien souvent tabou parmi les gens de gauche qui dans certains cas n’hésitent pas à lancer de manière indiscriminée les épithètes de racistes, xénophobes, voire fascistes à la tête de ceux qui s’en réclament. Selon une organisation anarchiste bien connue au Québec et dissoute en 2014, l’UCL (Union Communiste Libertaire), le nationalisme ou patriotisme divise la classe ouvrière et tend à créer des sentiments de solidarité entre bourgeois et ouvriers au sein d’une même nation (1). Les travailleurs n’ont pas de patrie est leur mot d’ordre le plus courant! Comme si au départ les travailleurs ne naissaient pas au sein d’une nation déterminée! La classe ouvrière est bien sûr internationale, dans le sens qu’elle existe dans tous les pays, mais chaque ouvrier et chaque ouvrière vient au monde dans un pays avec une langue et une culture particulières.

Bien souvent les anarchistes et d’autres courants de la «gauche» nous servent la rengaine de la nécessité d’un monde sans frontières ou tous les travailleurs et travailleuses vivraient dans la fraternité, l’amour sans limites et ou tous les conflits nationaux et ethniques disparaitraient comme par magie! Bien sûr les conflits entre nations et pays ne sont pas un élément positif dans la vie politique internationale et génèrent souvent des tragédies et des désastres sans nombres. Ceci dit la disparition des frontières n’est en aucune manière une panacée pour éviter ce genre de conflits meurtriers et dévastateurs. Elle pourrait même au contraire favoriser les guerres interethniques, car il n’y aurait plus de barrières pouvant empêcher ou du moins freiner dans ses ardeurs une armée d’envahir un territoire voisin. Nous pouvons très bien être de fiers patriotes tout en soutenant les peuples et les travailleurs en lutte partout dans le monde. Un patriotisme rationalisé et pensé n’empêche nullement la solidarité internationale et internationaliste.

Il ne faut pas oublier non plus que le capitalisme, comme le disait si bien le syndicaliste Michel Chartrand, est un système apatride (2). Les capitalistes font la promotion de la mondialisation ultralibérale brutale et impitoyable, qui piétine les différentes cultures et identités nationales ainsi que les droits et les acquis sociaux durement gagnés de la classe ouvrière. Ils font tout pour niveler par le bas nos conditions de vie et de travail par le biais d’une uniformisation destructrice. Contrairement à certains mythes propagés par des militants soi-disant «internationalistes», les patrons ne sont pas particulièrement attachés aux sentiments patriotiques et à la défense de la patrie, même si parfois ils se servent de ça dans le but de se donner une facade de respectabilité face aux travailleurs de leur nation. Ils le font bien souvent dans le but d’arracher des sacrifices aux  producteurs de la richesse, en leur affirmant de manière tout à fait mensongère et démagogique que «l’intérêt national» exige des concessions dans le but de «sauver» l’économie du pays face à ses concurrents.

Dans le cas du Québec, les capitalistes nationaux si on peut les appeler ainsi, ne se sont jamais illustrés dans leur soutien à la lutte pour l’indépendance nationale ni dans le combat pour la défense de la langue et de la culture françaises. Lors des deux référendums, en 1980 en 1995, les principaux organismes patronaux, dont le Conseil du Patronat du Québec, ont appelé à voter Non. Les patrons qui étaient reconnus pour leurs convictions nationalistes, comme Claude Béland du Mouvement Desjardins et feu Pierre Péladeau de Québécor, sont demeurés plutôt silencieux lors de la campagne référendaire de 1995. Le mouvement indépendantiste québécois était et est toujours bien plus soutenu par les syndicats, les groupes populaires, les groupes féministes et ce sont eux qui sont à l’avant-plan des mobilisations pour l’indépendance et la défense de la langue française et ce depuis les années 1960. Il y a eu différents mouvements socialistes dans l’histoire qui ont appuyé la lutte de libération nationale du peuple québécois, dont le Parti Communiste du Canada Français dirigé par le syndicaliste Henri Gagnon, le Rassemblement pour l’Indépendance Nationale (RIN), le Front de Libération Populaire (FLP), le Mouvement Socialiste, le Parti Marxiste-Léniniste du Québec et Québec Solidaire, même si le discours socialiste et indépendantiste de cette formation peut sembler tiède à plusieurs. La Coalition contre le projet de loi 103, devenu ensuite la loi 115, sur les écoles passerelles pour contourner la loi 101 et permettre ainsi à des enfants francophones et allophones de s’inscrire à l’école anglaise, compte dans ses rangs de nombreux syndicats, comme la CSN (Confédération des syndicats nationaux) et la CSQ (Centrale des syndicats du Québec) et aucun organisme patronal (3). C’est donc clair que les capitalistes québécois, dans leur très grande majorité, ne cherchent nullement à mousser le sentiment patriotique québécois et sont au contraire très complaisants face à l’anglicisation rampante, alors que le mouvement ouvrier et populaire exprime de profondes préoccupations à cet égard. L’affirmation trop facile que tout sentiment patriotique et nationaliste est nécessairement bourgeois est donc réfutée par ces exemples tirés de la vie politique québécoise.

Si nous prenons le temps d’analyser les expériences socialistes du XXème siècle, nous pouvons facilement constater qu’elle n’ont nullement été dépourvues de tout patriotisme. Le grand dirigeant soviétique Joseph Staline a décidé de se concentrer sur la construction du socialisme dans un seul pays, en l'occurrence l'URSS, suite à l'échec des révolutions en Europe dans les années 20. Il a su faire appel aux sentiments patriotiques russes lors de la 2ème guerre mondiale contre l'agression nazie. Staline a été l'inspirateur et le concepteur du socialisme patriotique et a combattu sans compromis le cosmopolitisme. La Révolution Cubaine en 1959 a chassé les exploiteurs impérialistes yankees du sol cubain et a permis au peuple de ce pays de retrouver la dignité et la fierté nationales tant bafouées depuis des décennies. Fidel Castro n’a pas hésité à prononcer son fameux «La patrie ou la mort. Nous vaincrons!» lors d’un discours à La Havane en 1960. Il ne faut pas oublier que la Révolution cubaine a été initiée par un mouvement national-révolutionnaire de gauche, le M-26, comme en retrouve tant en Amérique Latine. La Révolution chinoise en 1949 a été le résultat et le couronnement d’une lutte de libération nationale contre l’impérialisme  japonais et aussi contre l’interventionnisme yankee dès la fin de la Deuxième guerre mondiale. D’ailleurs Mao-Tsé-Toung, qui était le chef du Parti Communiste chinois à l’époque, a déjà dit : «Le communiste, qui est internationaliste, peut-il être en même temps patriote? Nous pensons que non seulement il le peut, mais qu’il le doit. Ce sont les conditions historiques qui déterminent le contenu concret du patriotisme... Car seul le combat pour la défense de la patrie permet de vaincre les agresseurs et de libérer la nation» (4). 

Les extraits cités démontrent clairement que Mao, contrairement à certains gens de gauche québécois qui se réclament de lui, ne dédaignait le patriotisme et le considérait comme un élément essentiel de sa pensée politique. Comme le disait si bien le dirigeant communiste albanais Enver Hoxha: «Aux moments difficiles que connaissait alors la patrie, face aux dangers qui menaçaient son existence, nous, communistes, nous devions, certes, nous appuyer solidement sur les riches traditions patriotiques et combattantes de notre peuple, sur sa ferme volonté de s’unir dans la lutte pour la liberté» (5). Certains peuvent nous répondre en affirmant au fond que le Québec n’est pas une nation occupée militairement et qu’ils soutiennent seulement les peuples qui font face à des agressions militaires. Même si le Québec ne subit pas une occupation militaire directe de la part de l’impérialisme anglo-canadien, il est toujours dominé par ce dernier et son droit à l’autodétermination nationale n’est nullement reconnu dans les faits.

La révolution yougoslave dirigée par le maréchal Tito en 1945 est un excellent modèle de lutte de libération nationale réussie. Josip Broz Tito a su défendre l'indépendance de son pays face à des adversaires redoutables. Il a adapté le socialisme aux conditions de son pays et a joué un rôle de premier plan dans le mouvement des pays non-alignés qui refusait de se mettre au service d'une superpuissance ou l'autre. En 1967, la Yougoslavie de Tito n'a pas hésité à rompre ses relations avec Israël en solidarité avec les peuples arabes (6). 

Depuis avril 2014, le Québec est à nouveau sous la férule d'un gouvernement libéral et résolument fédéraliste, foncièrement hostile à toute volonté de libération nationale et qui a mis en oeuvre un programme draconien d'austérité et de compressions budgétaires dans les programmes sociaux. Le bref retour au pouvoir du Parti Québécois entre septembre 2012 et avril 2014 a été fort décevant. Après avoir annulé la hausse drastique des frais de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest en 2012 et qui a déclenché le célèbre "Printemps érable", le PQ a procédé à des coupures budgétaires, notamment à l'aide sociale, et il s'était engagé à augmenter les tarifs de garderies de 2$ en deux ans. La désillusion envers le PQ combinée au fiasco de la  Charte des valeurs québécoises a mené à la déroute électorale du 7 avril 2014 et au retour au pouvoir du PLQ. L'ex-PDG de Québécor, Pierre-Karl Péladeau a voulu se présenter en sauveur du Parti Québécois, mais à peine un an après son élection à la chefferie du parti il démissionna. Tout ceci montre l'impasse du souverainisme bourgeois du PQ et la nécessité d'une alternative indépendantiste et socialiste.

Au Québec le patriotisme ne peut avoir de sens que s’il est fusionné avec le socialisme et le renversement du capitalisme. Sinon nous ne ferons que reproduire le système canadien sur une plus petite échelle et nous serons toujours aux prises avec les mêmes injustices sociales et économiques causées par le système capitaliste exploiteur, apatride et de plus en plus brutal.

Pour la libération nationale et sociale du Québec!

Richard Chartrand


(1) L’ABC de l’UCL, Brochure de l’Union Communiste Libertaire, p.6

(2) Michel Chartrand est en général très apprécié par les anarchistes à cause de son syndicalisme combatif. Par contre sa célèbre phrase sur le capitalisme apatride est toujours passée sous silence par eux, tout comme ils minimisent très souvent son activisme patriotique pour ne parler que du combat syndical et socialiste. Pour les anarchistes il ne peut y avoir de liens entre les deux.



(4) «Le rôle du parti communiste chinois dans la guerre nationale» dans Textes choisis de Mao Tsetoung, Éditions en Langues Étrangères, Pékin, 1972, pp.149-150

(5) Hoxha, Enver, Quand on jettait les fondements de l’Albanie nouvelle, Institut Marx, Engels, Lénine, Staline, Toronto, 1985, p.11

(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Josip_Broz_Tito

samedi 17 novembre 2012

Pourquoi Obama ne va pas s'en prendre à Israël


Un article publié sur le site du journaliste nationaliste et solidariste Le National Émancipé (www.nationalemancipe.info)  sur l'indéfectible alliance entre l'impérialisme américain et l'État sioniste.


Pourquoi Obama ne va pas s’en prendre à Israël



La victoire d’Obama aux élections présidentielles la semaine dernière suscite un malaise général en Israël. Mais l’approche de la Maison Blanche envers Netanyahou risque peu de changer de manière significative.



Les sondages menés hors USA peu de temps avant le jour du scrutin montraient qu’Obama était le candidat préféré dans tous les pays sauf deux : le Pakistan et Israël. Mais contrairement au Pakistan, où les deux candidats se partageaient une même impopularité, il n’a obtenu que 22 % en Israël contre 57 % en faveur de Romney.


Au vu de ces chiffres, on ne s’étonnera pas que le Premier Ministre de l’aile droite, Benjamin Netanyahou, ne fasse que peu d’efforts pour cacher ses sympathie politiques, imposant un accueil de héros à Romney lorsque celui-ci visita Jérusalem cet été et se produisant en vedette dans plusieurs de ses publicités électorales.


Ehud Olmert, un précédent Premier Ministre israélien, a accusé Netanyahou de « cracher » à la face du Président et mis en garde Israël contre une vengeance possible d’Obama pendant son second mandat (cf « Olmert descend Bibi en flammes à propos de l’Iran et de sa relation à Obama » article de Dan Ephron dans The Daily Beast du 6 novembre).


La sagesse générale veut que le président, déchargé des soucis de sa réélection, cherchera à se venger, à la fois de l’intransigeance de Netanyahou dans le processus de paix et de son intrusion dans la campagne étatsunienne.


Les dessinateurs de presse ont résumé la situation la semaine passée. Le quotidien libéral Haaretz montrait un Netanyahou suant à grosse gouttes et mettant prudemment sa tête dans la gueule du lion Obama, tandis que leJerusalem Post de droite montrait Netanyahou s’exclamant « Oh ! la poisse ! » à la lecture des grands titres.


Parmi les Israéliens et de nombreux observateurs, le sentiment est qu’un Obama en second mandat exercera une pression bien plus forte sur Israël à la fois pour faire de grandes concessions aux dirigeants palestiniens et pour mettre un terme à la posture agressive envers l’Iran pour sa supposée intention de construire une tête nucléaire.


Ambiance euphorique


Mais une telle idée est chimérique. L’approche de la Maison Blanche envers Netanyahou risque peu de changer de manière significative.


L’état d’esprit euphorique de Netanyahou s’étalait en évidence pendant le scrutin américain : son gouvernement annonçait le projet de construire plus de 1 200 maisons pour colons juifs à Jérusalem-Est, capitale présumée d’un futur état palestinien (cf « Israël fait avancer la construction de 1 200 maisons à Jérusalem-Est » article du Guardiandu 6 novembre.


La réalité, Netanyahou le comprend fort bien, c’est qu’Obama a maintenant les mains liées au Moyen-Orient tout aussi étroitement que pendant son premier mandat.


Obama s’est brûlé les doigts précédemment quand il a tenté d’imposer un gel des colonies. Il n’y a aucune raison de croire que les lobbyistes israéliens d’extrême-droite à Washington, menés par l’AIPAC, faciliteront la tâche du Président cette fois-ci.


Et comme le notait Ron Ben Yishai, journaliste israélien aguerri, Obama aura en face de lui le même Congrès, qui « est traditionnellement le bastion du soutien quasi inconditionnel à Israël » (cf « Obama est mieux pour Israël » Ynet, 6 novembre).


Obama ne se fait peut-être pas de souci à propos de sa réélection, mais il ne voudra pas transmettre un héritage empoisonné au prochain candidat démocrate à la présidence, ni embourber son dernier mandat dans des confrontations désastreuses avec Israël. On se souvient encore trop douloureusement du coup raté de Clinton pour forcer un accord de paix – même s’il était en réalité bien plus généreux pour Israël que pour les Palestiniens – à Camp David, aux derniers jours de son second mandat.


Et en dépit de son antipathie personnelle à l’égard du Premier Ministre israélien, Obama sait aussi que mis à part le conflit israélo-palestinien, ses politiques y sont soit alignées sur Israël soit dépendantes de la bonne volonté de Netanyahou à collaborer.


Revanche limitée ?


Obama comme Netanyahou désirent que l’accord de paix Egypte-Israël tienne le coup. Tous deux doivent s’assurer que la guerre civile en Syrie ne connaisse pas une escalade qui la fasse échapper à tout contrôle, comme semblaient l’indiquer les tirs transfrontaliers sur le plateau du Golan ces derniers jours. Tous deux préfèrent des dictateurs pro-occidentaux répressifs dans la région plutôt que de nouveaux islamistes.


Et bien sûr, tous deux veulent coincer l’Iran pour ses ambitions nucléaires. Jusqu’à présent, Netanyahou a consenti à contre-coeur à la ligne US – « donner une chance aux sanctions » – et a atténué sa rhétorique d’attaque. La dernière chose dont la Maison Blanche ait besoin, c’est d’un Netanyahou fâché exhortant ses cohortes de Washington à saper la politique étatsunienne.


Il reste un mince espoir aux opposants de Netanyahou, c’est qu’un président américain mécontent prenne malgré tout une petite revanche et fasse tourner les tables en interférant dans les élections israéliennes de janvier prochain. Il pourrait soutenir des opposants plus modérés, comme Olmert ou Livni, si ceux-ci choisissent de se présenter et commencent à sembler crédibles.


Mais même cela resterait un pari risqué


Quelle que soit la composition de la prochaine coalition gouvernementale en Israël, il est évident qu’elle mènera des politiques guère différentes de l’actuelle. Cela ne fait que refléter le virage à droite des électeurs israéliens, comme l’indique un sondage de ce mois : 80 % des électeurs croient à présent qu’il est impossible de faire la paix avec les Palestiniens.


En fait, étant donné l’état d’esprit en Israël, une tentative trop manifeste d’Obama d’épauler un des opposants à Netanyahou risquerait actuellement de réduire leurs chances de succès. Netanyahou a déjà démontré aux Israéliens qu’il peut défaire le président US dans un combat les yeux dans les yeux. Beaucoup d’Israéliens vont sans doute conclure que personne n’est mieux placé pour tenir en échec un Obama antipathique pendant son second mandat.


Confronté au consensus populaire israélien et au soutien du Congrès à la ligne dure avec les Palestiniens, Obama est un champion improbable du processus de paix – et même de la modeste ambition actuelle de la Palestine d’obtenir le statut d’observateur aux Nations Unies. Le vote à ce sujet doit avoir lieu le 29 novembre, le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas espérant apparemment que l’anniversaire du Plan de partition de 1947 de la Palestine fournira une résonance émotionnelle.


Entre-temps, les principaux partis israéliens bataillent pour mettre la main sur le grand réservoir de votes de droite. La semaine dernière, Shelly Yacimovich, leader du parti travailliste dans l’opposition, a nié que son parti soit « de gauche », montrant combien c’est devenu un vilain mot en Israël. Elle a soigneusement évité de faire allusion aux questions palestiniennes ou diplomatiques.


Et le grand espoir de la politique israélienne, l’ancienne étoile télévisuelle Yair Lapid, est rapidement devenu comme un écho de Netanyahou. La semaine dernière, il est allé jusqu’à refuser de s’opposer publiquement aux ultimes parties palestiniennes de Jérusalem-Est, arguant que les Palestiniens pourraient être forcés à renoncer à leur capitale putative (« Lapid : Si Israël reste ferme, les Palestiniens renonceront à Jérusalem-Est » cf Haaretz 8 novembre )


La réalité est que la Maison Blanche est à la colle avec un gouvernement israélien, avec ou sans Netanyahou, qui rejette un accord avec les Palestiniens. Comme la violence éclate à nouveau à Gaza – comme c’est arrivé pendant la dernière ligne droite de la dernière élection israélienne – il semble bien que nous en soyons pour quatre années de plus dans le même bateau.

Source : Les Moutons enragés.

jeudi 15 novembre 2012

Les faiblesses du lobby sioniste en Europe

Un texte tiré du site www.plumenclume.net sur les difficultés que rencontre le lobby sioniste malgré sa puissance auprès des gouvernements canadien, américain et européen.

Les faiblesses du lobby sioniste en Europe

par Maria Poumier et ARC


Le lobby sioniste est en ce moment dans une étrange position de fragilité, M Netanyahu le va-t-en-guerre n'étant même plus soutenu par sa base en Israël, encore moins par les juifs influents à l'étranger. C'est le moment d'élargir les brèches!


1. L'intouchable Shoah

Tout le monde sait que l’axe principal, la colonne vertébrale de la propagande sioniste utilisée en Europe concerne les persécutions subies par les populations juives européennes pendant la deuxième guerre mondiale. Ce conflit a donné lieu en Europe à des massacres de masse et à des déportation ou déplacements massifs de populations. Je citerai, en plus des juifs, l’extermination massive et programmée de populations slaves aussi bien dans la Pologne catholique que dans la Russie communiste (ce qui prouve le caractère racial et non politique de cette répression), la déportation des Tsiganes (autre persécution à caractère racial) sans oublier tous les opposants européens au régime nazi.

Mais on ne doit pas oublier-ce qui est souvent le cas- les victimes allemandes de cette guerre :les populations civiles allemandes bombardées(des centaines de milliers de morts) et les millions d’Allemands déplacés dans des conditions inhumaines ayant souvent entraîné leur mort. Tel fut le prix du remodelage(pour reprendre la sinistre expression de Bush) qui nous a donné l’Europe que nous avons connue jusqu’à la Chute du Mur de Berlin. Ajoutons que ces massacres d’Européens commis par d’autres Européens n’étaient que la continuation des massacres et déportations de populations amérindiennes, africaines, musulmanes et asiatiques commis par l’Europe depuis son expansion coloniale et impérialiste qui débute avec la découverte du continent américain.

Mais pour les sionistes seuls importent les massacres de juifs au nom desquels ils prétendent parler. Pour cela il leur fallait construire tout un appareil propagandiste et marteler continuellement l’opinion publique. Un mot a été alors inventé, le mot Shoah, un mot bref, facile à retenir, et destiné à intimider et à faire taire tous ceux qui s’opposent à leur entreprise de domination et d’agression. Il faut remarquer que ce mot est apparu assez tard, en 1985 -c’était le titre d’un film réalisé par le sioniste Claude Lanzmann, avec subvention israélienne-. Cette date n’est pas innocente : la période des années 80 coïncide avec une forte baisse de la sympathie des Européens pour Israël : sa nature colonialiste et agressive est de plus en plus difficile à dissimuler et la cause palestinienne rencontre de plus en plus de soutiens en Europe.

Au même moment, un autre terme s'imposait en anglais, avant d'envahir les autres langues occidentales: le terme d'holocauste. Or c'est un concept contradictoire, impliquant que les juifs, dans la catastrophe qu'a représenté pour eux l'épisode nazi, ont péri par un feu purificateur, en sacrifice rédempteur, pour avoir failli à leur mission, celle de tous les peuples, de se conduire en "images de Dieu". Le bilan hautement critique de l'histoire juive que véhicule, quoique bien oublié, le terme d'Holocauste, est non pas d'origine juive, mais naît chez les chrétiens évangélistes, soucieux de reconquête de Jérusalem pour eux-mêmes. Pour les juifs, le terme holocauste véhicule donc "un grave contresens" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Holocauste). Mais ce sont eux qui nous l'imposent, pesamment, faute d'en trouver un autre qui soit plus satisfaisant pour la logique et pour la dignité de chaque peuple… En effet, en français du moins, "choah" sonne désormais comme un monosyllabe parfaitement comique, depuis l'énorme travail de sape réalisé par l'humoiste Dieudonné, inventeur de la chanson "shoananas", travail repris maintenant par le graphiste Joe le Corbeau, inventeur de "shoahebdo"... et ceux qui suivront.

Quoiqu'il en soit, nous ne sommes plus à l’époque où l’on pouvait faire croire que la Palestine était une terre vide attendant les disciples de Herzl soutenus par la déclaration Balfour, et encore moins, que les Palestiniens doivent payer pour les erreurs ou les crimes de Européens.
Pourtant, depuis et jusqu’à aujourd’hui le thème du malheur extrême, unique, des juifs, qui seraient génétiquement innocents, est servi quotidiennement aux Européens : pas une semaine, pas un jour sans commémorations, films, articles, "études " etc. L’enseignement n’est pas oublié : une nouvelle "science " est apparue dans les programmes scolaires avec la journée de la Shoah, visites de camps en Allemagne et en Pologne. Tout est fait pour que les jeunes pensent que la deuxième guerre mondiale ne fut qu’un massacre de juifs ! Oubliés les dizaines de millions de morts qui n’étaient pas juifs, pour les sionistes ils ne présentent aucun intérêt !

Cette propagande poursuit plusieurs objectifs :1) culpabiliser, paralyser la réflexion et terroriser les Européens 2) faire des juifs une catégorie à part, la seule qui ait souffert 3) et bien sûr justifier le sionisme et soutenir l’entité sioniste établie en Palestine. Sans oublier les indemnités obtenues par Tel-Aviv et ce même 70 ans après la fin de la guerre. Elle permet également de taxer d’ "antisémites " tous ceux qui ne se plient pas au nouveau dogme, et de les faire poursuivre en justice. Car il s’agit bien d’un dogme auquel la croyance est obligatoire sous peine de sanctions ! 

En effet certains historiens, philosophes, hommes politiques, journalistes ou tout simplement gens de bon sens ont voulu que ce problème historique soit traité selon les méthodes propres à tous les historiens honnêtes : par débats contradictoires et preuves à l’appui. Le lobby sioniste a immédiatement senti le danger et a réagi : tout un arsenal de lois a été mis en place par la classe politique pour réduire au silence les récalcitrants. Ce sont les fameuses lois dites mémorielles qui en fait ont rétabli le délit d’opinion en Europe, délit combattu autrefois par les philosophes des Lumières dont pourtant se réclament les dirigeants européens ! Nous ne pouvons citer tous ceux qui ont été victimes de cette chasse aux sorcières (ils sont assez nombreux), mais il faut retenir quelques exemples significatifs :

-Ernst Zundel, citoyen allemand, condamné en 2007 à 5 ans de prison ferme en Allemagne.

-Vincent Reynouard, enseignant français, catholique, condamné à 1 an ferme en France, et constamment harcelé par les autorités alors même qu'il a purgé sa peine.

-David Irving, historien anglais, condamné à Vienne à 3 ans de prison ferme alors qu’il avait plaidé coupable en se reniant. Même pour un renégat il n’y a pas de pardon : Irving avait trop longtemps touché à un sujet tabou et interdit par le lobby sioniste.

- Pedro Varela, libraire espagnol, condamné à une peine imprécise, et ayant effectué 15 mois de prison.

Pour la France, il faut également mentionner le philosophe Roger Garaudy, ancien résistant à l’occupation nazie et mondialement respecté, le Professeur Faurisson, le militant politique Pierre Guillaume, éditeur de Garaudy et Faurisson et tant d’autres qui ont eu à affronter procès après procès et agressions physiques de milices sionistes faisant la loi à Paris jusqu’à y compris dans le couloir du Tribunal sous le regard indifférent de la police.

A tout cela, les événements récents apportent une riposte de grande ampleur, qui mine d'autant le phénomène de croyance aveugle et générale des Européens en l'honnêteté du culte de l'Holocauste, se manifestant par l'édification de monuments, musées, l'organisation de pèlerinages et de rituels censément laïques, ou judéo-chrétiens. Ainsi, l'affaire de la provocation contre les musulmans avec une misérable production sur internet, signée "Sam Bacile" a donné l'occasion au président Ahmadinejad de stigmatiser l'arbitraire sioniste pesant sur les législations européennes, permettant d'insulter toute sensibilité religieuse, au profit d'un seul culte, celui de l"intouchable" Shoah. 

Et tous les musulmans du monde renvoient désormais les arguments révisionnistes les plus strictement rationnels comme une riposte mondiale à l'impérialisme idéologique occidental. La dynamique est si forte que les sionistes convaincus reconnaissent la "victoire rampante" du révisionnisme en Occident, les pays musulmans en brandissant l'étendard bien plus ouvertement. (http://www.dreuz.info/2012/06/lettre-dun-chretien-a-un-juif-concernant-la-shoah/)

2. Un lobby aux pieds d'argile

Pourquoi le lobby sioniste en Europe peut-il agir encore en toute impunité ? La réponse est simple : parce qu’il domine la classe politique européenne. Cette domination passe par divers canaux. Le premier canal est sans conteste le poids déterminant du sionisme dans la finance internationale dont les deux pivots sont Wall-Sreet et la City, les autres places financières étant à la remorque. 

Cette puissance fondée sur une économie spéculative et virtuelle permet de conduire des peuples entiers à la ruine et les Européens qui pensaient que cela ne concernait que les pays en voie de développement vont bientôt apprendre à leur dépens que l’Europe est au bord de la ruine. Qui dit puissance financière dit aussi contrôle des médias donc de l’opinion publique continuellement façonnée par le lobby sioniste. Quel homme politique peut-il affronter de tels adversaires sans être immédiatement calomnié avant d’être marginalisé et réduit au silence ? La classe politique le sait très bien et, dans une Europe décadente et matérialiste, préfère se soumettre et continuer à obéir à Tel-Aviv.
Ce phénomène d'autocensure est perceptible par exemple dans l'énorme mine d'information offerte par Wikileaks, dans un généreux projet de restituer aux citoyens la maîtrise de leur droit à savoir ce que leurs dirigeants leur cachent. On trouve là peu de documents inamicaux concernant Israël, et ceux qui existent ne sont jamais repris par les medias, qui, sur d'autres sujets, sont bien obligés de tenir compte des révélations de wikileaks. Pourtant, ils existent… 
http://www.middleeastmonitor.com/resources/commentary-and-analysis/2780-wikileaks-documents-expose-israeli-racism-hypocrisy-and-double-standards

Il suffit d’étudier le récent gouvernement français dans lequel des sionistes notoires occupent les postes-clé : on a l’impression que ce gouvernement a été formé à Tel-Aviv ! De là cet alignement permanent sur la politique israélienne, cette impunité totale accordée à l’entité et l’agression ouverte comme en Syrie et à peine dissimulée contre l’Iran, sans parler du peuple palestinien dont tout le monde connaît le calvaire enduré depuis plus de 60 ans. Toute tentative pour mener une politique économique conforme à nos intérêts et non pas à ceux de Tel-Aviv finit devant les tribunaux: ainsi les appels au boycot des entreprises qui commercialisent les produits israéliens. Ceux-ci jouissent des mêmes privilèges à l'exportation que les produits européens.

Et voici qu'on nous prépare l'intégration complète d'Israël dans l'UE puisque en novembre le parlement européen devra se prononcer sur l’ACAA qui est un projet d’intégration économique intensifiée avec Israël! Et ce, malgré la déclaration très pro-palestinienne de l’internationale socialiste qui en appelle à un boycott des produits israéliens tirés des colonies (ce qui est interdit dans ce pays libre et démocratique qu’est la France…) "Autrement dit écoutez nos paroles et ne regardez pas nos actes!", conclut "le citoyen engagé". (http://litinerantcitoyen.wordpress.com/). Mais le vote favorable de la commission ad hoc, en septembre, a été obtenu de justesse. Les députés européens sont soumis à un lobbying intense…http://www.euromedrights.org/fr/dernieres-nouvelles/emhrn-releases/communiques-de-2012/12152.html
Le traité visant à élargir le marché des produits pharmaceutiques israéliens, les scandales à répétition autour de la négligence des laboratoires mettant sur le marché des produits extrêmement dangereux affecteront d'autant les produits "made in israel".

En février 2012, un "parlement juif" auto-élu s'est constitué en lobby au niveau de l'Europe pour jouer un rôle comparable à l'AIPAC aux USA, grâce à deux outils habilement équilibrés: la carotte et le bâton, la corruption et la menace, systématiquement mis en œuvre depuis longtemps, mais jusqu'ici dans une pénombre propice. Cependant, il a rencontré l'hostilité de façade du CRIF, ce qui indique des rivalités intéressantes: http://www.crif.org/tribune/le-pseudo-parlement-juif-europ%C . Et le CRIF de reprendre des arguments parfaitement antisionistes contre cet organe de conception monstrueuse!

Enfin, il existe aussi une dernière cause à la soumission de la classe politique européenne au lobby sioniste, une cause idéologique : le même mépris pour les peuples non européens et la même volonté d’arrogance et de domination. Il y a comme un air de famille entre le sionisme et l’impérialisme européen, aujourd’hui en déclin, le même racisme, le même suprématisme : à leurs yeux certains sont faits pour la domination éternelle et les autres pour la soumission.

Le récent discours de François Hollande devant l'assemblée générale de l'ONU est un monument d'incohérence, de mépris impérialiste et d'apostasie globale des principes du socialisme: nous avons un président "socialiste" qui, pour commencer, renie toutes les bases de la diplomatie. Ainsi il dénie au gouvernement syrien le droit à exister, alors qu'il s'agit d'un gouvernement plusieurs fois élu et confirmé par 3 referendums, et membre à part entière de l'ONU. Quant à la Palestine, voici ce qu'il en dit:

"La troisième urgence est de trouver enfin une issue au conflit israélo-palestinien. Le statu quo que nous connaissons n’est pas une réponse. C’est une impasse. La France là encore, j’en prends l’engagement, contribuera de toutes ses forces à restaurer les bases d’une négociation devant déboucher sur la coexistence de deux États dont chacun sait bien qu’elle est la seule solution pour qu’il puisse y avoir une paix juste et durable dans cette région."

Comme le rappelle Thierry Meyssan, cette phrase bafoue le droit voire le devoir des Palestiniens de résister à l'oppression et à l'occupation du pays dont ils sont systématiquement dépossédés depuis 60 ans; le projet des 2 États figurait déjà dans les accords d'Oslo et s'est avéré impraticable, même pour la reconnaissance d'un État fantoche, conçu comme bantoustan sans droit à gérer sa propre sécurité, le Conseil de Sécurité bloquant systématiquement l'application de la moindre résolution de l'Assemblée générale de l'ONU concernant les devoirs d'Israël. http://www.voltairenet.org/article176123.html

François Hollande ridiculise la France, en apparaissant comme un jouet du lobby pro-israélien en France, un président fantoche à qui l'on fait dire n'importe quoi, de préférence des phrases vides de sens. Mais sa position en politique intérieure n'étant guère plus solide, il se pourrait qu'il soit vite classé au rang des présidents intérimaires, et qu'il suscite bientôt de violentes manifestations de rejet en France.

Malgré la puissance momentanée du lobby en Europe il y a de nombreuses raisons d’espérer que de par son propre poids écrasant, il favorise la convergence d'un front à la fois animé par le sentiment que nous sommes colonisés, et que nos sociétés doivent modifier leurs lois afin que les puissances financières, en grandes partie identifiées aux intérêts israéliens, soient assujetties à l'intérêt national. Un mouvement "Occupy your country", "reprenez possession de votre pays" est en marche dans chaque pays d'Europe quoique nos media fassent tout pour en minimiser la portée. 

3. Le rôle moteur de l'Iran

Depuis la victoire de la Révolution Islamique d’Iran en 1989 et grâce aux positions fermes et claires prise par l’Ayatollah Khomeiny (que sa mémoire soit éternellement honorée) le rapport de forces a changé progressivement. Pour la première fois un chef d’état ne se contentait pas de dénoncer tel ou tel aspect de la politique israélienne mais dénonçait le sionisme dans son principe même. Ce fut une nouveauté pour nous en Europe et petit à petit des combattants, autrefois isolés, se sont tournés vers Téhéran.
Les paroles fortes et pertinentes du Président Mahmoud Ahmadinejad, dans la continuité de la ligne tracée auparavant, n’ont pu que nous conforter et nous faire comprendre que l’ennemi est vulnérable et vient d’entrer dans sa phase finale. Qu’il nous soit permis ici de rendre hommage au Président Mahmoud Ahmadinejad et de le remercier. Grâce à la République Islamique d’Iran le sionisme, y compris en Europe, est sur la défensive. De plus en plus la parole se libère en Europe, ce qui nous explique l’agressivité du lobby et nous nous attendons de sa part à des coups redoublés. Nous nous sentons prêts à y faire face.

La question des licenciements à l'usine Peugeot d'Aulnay-sous-Bois fait cruellement redécouvrir à la classe ouvrière l'impact destructeur de la soumission à Israël: c'est pour satisfaire Israël et étrangler l'Iran que cette usine a cessé de produire pour son marché essentiel, qu'est l'Iran! Il est désormais impossible de le cacher à la population…
D'ailleurs, l'isolement d'Israël sur la scène internationale est de plus en plus visible, voyant, spectaculaire; ainsi, à l'Assemblée Générale de l'ONU, lors du discours du président Ahmadinejad, l'ambassadeur d'Israël seul a quitté la salle, et c'est la première fois dans l'histoire. [Rectificatif: le représentant des USA et celui du Canada lui ont emboîté le pas, comme des acolytes. Mais les Européens, qui avaient quitté la conférence de l'ONU Durban II à Genève pour faire plaisir à Israël sont, cette fois-ci, restés à leur place.]

Enfin il est bon de souligner que dans la classe politique elle-même, il y a une reconnaissance du caractère maffieux des pressions sionistes chez nous. M. Raymond Barre, ancien premier ministre de la France sous la présidence de M. Giscard d’Estaing, avait fait la déclaration suivante à une radio française de grande écoute le 1 mars 2007: "j’ai été victime en 1980 d’une campagne faite alors par le lobby juif le plus lié à la gauche, ajoutant que le lobby juif - pas seulement en ce qui me concerne - est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement". M. Barre n’était ni un antisémite, ni un « extrémiste " mais un homme politique sérieux et soucieux de son pays, clairvoyant. Désormais, sa situation d'otage, et son opinion extrêmement critique, quoique longtemps tenue cachée, sont vécues comme majoritaires, dans toutes les catégories de la population.

samedi 10 novembre 2012

La dérive oligarchique naturelle des régimes politiques

LA DERIVE OLIGARCHIQUE NATURELLE DES REGIMES POLITIQUES

Un excellent texte d'André Gandillon, rédacteur en chef du journal nationaliste français Militant (http://www.journal-militant.fr/).


Tout système politique est incarné par des hommes qui tissent des liens humains et sociaux et il est ainsi conduit à devenir un système oligarchique, à des degrés différents d'organisation.

Qu'est-ce que l'oligarchie ?
Qu'appelons-nous oligarchie ? Il s'agit de ce petit noyau de personnes qui se connaissent assez pour travailler ensemble sans relations formelles et qui partagent une même vision des choses et les mêmes objectifs. Sous cet aspect, les oligarchies existent toujours et tendent sans cesse à se constituer ou à se reconstituer.
Cette évolution est présente dès l'installation d'un système politique lorsqu'une nouvelle équipe d'hommes accède aux fonctions dirigeantes d'un Etat et d'une société. La raison en est que tous se connaissent à des degrés divers, unis par des liens plus ou moins forts, familiaux, amicaux, de camaraderie politique forgée à l'épreuve de l'action notamment, et nourris par intérêt commun à servir à la réussite de l'entreprise à laquelle ils sont attachés.
Ces liens tissent dès l'origine un réseau relationnel qui conduit à constituer un groupe de personnes qui travaillent ensemble, disposent de moyens d'information privilégiés et de facilités de travail auxquels ceux qui se trouvent en dehors ne peuvent accéder et ne peuvent participer.

La cristallisation oligarchique
Cette cristallisation relationnelle est plus largement le propre de toute société, qu'il s'agisse d'une nation, d'une association, d'une entreprise, dès lors que celles-ci regroupent un nombre important de personnes. Et ce processus commence dès que la société concernée rassemble quelques dizaines de personnes. Il s'intensifie fortement avec l'augmentation du nombre des sociétaires et s'affirme avec force lorsqu'il s'agit de plusieurs milliers de personnes.
Toute organisation – et l'Etat en une – constitue une société humaine qui est nécessairement délimitée, ne serait-ce que par le réseau plus ou moins complexe de connections se mettant en place et se structurant en fonction de l'objectif commun à atteindre. Aucun système, aucun dispositif ne pourra éviter un tel état de fait.
Au fil du temps, la structure oligarchique se complexifie : des réseaux, des cercles multiples imbriqués les uns dans les autres, en quasi-totalité informels, le plus souvent discrets se constituent et se multiplient. Ils sont mouvants, au gré des personnes et des intérêts, peuvent être durables ou éphémères.
Cette réalité fait qu'ils sont généralement difficiles à saisir et à identifier. Les régimes oligarchiques ne sont pas structurellement simples. En général, les instances dirigeantes d'un Etat ne dépassent pas quelques dizaines de personnes pour le premier cercle du pouvoir, quelques centaines pour le deuxième cercle, qui est l'antichambre du pouvoir, puis plusieurs milliers pour les multiples structures formelles ou informelles de troisième cercle, les relations entre ces différents cercles étant plus ou moins fluides selon les personnes et les époques, avec parfois cette possibilité de passer rapidement de l'arrière plan au premier plan.
Quel que soit le régime, il se constitue un lieu qui est le centre du pouvoir, c'est-à-dire l'organisme, ou le groupe des personnes qui influencent, voire dictent la ligne d'action du régime en place si le chef du pouvoir est affaibli. En France, en ce qui concerne l'Etat, le lieu majeur, le corps principal qui influe sur les gouvernements qui se succèdent, avec lesquels il a su tisser des relations au cours de la vie politique et administrative de l'Etat dès avant leur accès aux fonctions dirigeantes nominales, est le petit groupe des inspecteurs des finances occupant les centres de décision du ministère des finances.

Lieux oligarchiques
Plus largement, pour rester en France, le club assez informel, mais réel qu'est "Le Siècle" constitue le lieu, l'instance où se nouent les relations de l'oligarchie du régime républicain, qui se perpétue ainsi par cooptation, et qui relie, fédère les différentes sources de pouvoir existant dans une société, qu'il s'agisse du pouvoir politique, du pouvoir économique, des pouvoirs médiatique et intellectuel, cela sans omettre les liens extra que ces personnes nouent internationalement avec des cercles relationnels transnationaux, comme c'est le cas depuis des décennies.
Face à cette réalité du pouvoir, le Parlement pèse assez peu la plupart du temps, surtout lorsque les dirigeants de ces assemblées parlementaires sont eux-mêmes issus ou membres de ces centres de pouvoir effectifs.
Nous pourrions continuer avec les Etats-Unis où le pouvoir politique est fortement dépendant de quelques banquiers, des cercles comme le CFR ou les Kull and Bones … Dans l'URSS, le pouvoir dépendait principalement d'un petit noyau de responsables du Parti communiste, du GRU et du KGB.
Les formes que peuvent prendre ces oligarchies varient dans le temps. De nos jours, se développe surtout un système de réseau qui regroupe des personnes disposant d'un réseau relationnel qui leur permet d'accéder rapidement à des informations et de bénéficier de passe-droits, d'avantages qui créent un pouvoir de fait et le renforcent en intensifiant ces connexions. Le caractère de plus en plus technique des fonctions du pouvoir fait que les techniciens sont de plus en plus nombreux parmi les personnels gouvernementaux et disposent d'un pouvoir de décision accru, imposant des solutions techniques là où devrait s'exercer l'art du politique : cette technocratie, parfois confondue avec les responsables politiques, constituent de puissantes oligarchies. Et s'ils ne dirigent pas eux-mêmes, ils orientent les décisions des responsables nominaux.
Les oligarchies sont des lieux de privilèges qui facilitent les relations, l'efficacité des actions politiques et qui échappent à tout contrôle effectif autre que celui qu'elles-mêmes veulent bien accepter.

Les dangers de la sclérose
Quelle que soit la nature d'un régime politique, celui-ci tend naturellement à se consolider, à se rendre immune mais, par là même à s'ossifier puis à se scléroser. Les oligarchies participent largement à ce processus.
Le danger provient de ce qu'il contient les germes d'une dégradation qui peut mettre en péril l'existence de ce régime politique mais aussi, plus gravement encore, l'existence même de cette société. Il revêt plusieurs aspects concourants.
Le premier aspect résulte du repli sur soi et de la coupure qui finit par s'établir entre la masse des dirigés et les dirigeants et la déconnexion qui tend à exister entre la vision que ces cercles ont du réel et le réel lui-même, le pouvoir isolant très vite ceux qui le détiennent de la réalité de la société concernée.
La sclérose de la pensée de ces cercles oligarchiques en résulte et cet isolement a pour conséquence la conduite d'une politique inadaptée aux besoins de la société, dont le plus grand travers est la coupure entre les cercles dirigeants et la population, la dérive ultime résidant, second aspect du danger, dans l'accaparement et la confiscation du pouvoir de l'Etat – ou de l'organisme concerné – au profit exclusif des cercles dirigeants transformés en une caste dirigeante et desservant ainsi l'intérêt général de la dite société, ce qui pour une nation est le bien commun national.

Le cas de la démocratie
Le système démocratique présente théoriquement l'avantage d'éviter une telle ossification dans la mesure où les cercles dirigeants du pouvoir sont appelés à être renouvelés toujours assez rapidement, les mandats électifs étant régulièrement remis en cause et permettant le changement de personnel.
Mais outre que le procédé électif par mandatures périodiques s'effectue au détriment de la continuité de la politique à mener, il apparaît que le système démocratique, en tant que système cohérent, constitue un cadre organisationnel structuré et défendu et animé par des hommes qui, bien que divisés sur des idées, sur des conflits d'intérêts personnels, ou de groupes, se retrouvent tous unis dans une même adhésion aux fondements du système en place auquel ils participent. Une oligarchie régimiste, en dépit des divergences internes, se constitue, et sait toujours – ou quasiment toujours- s'entendre sur ce qu'il faut faire, ou ne pas faire, pour éviter la mise en péril du régime qui les rassemble et par suite leur propre situation.
Ils constituent donc, au delà de leurs divergences et de leurs querelles personnelles, une communauté d'intérêts. D'ailleurs, ces divergences, normales de par la nature humaine qui fait que les gens développent des avis, des analyses différentes sur les sujets à traiter, ne doivent pas faire illusion : pour importantes qu'elles puissent apparaître, elle ne prennent cette importance que par la théâtralisation dont elles sont l'objet, médias aidant. La mise en scène du débat politique partisan, institutionnalisé, mais que trop souvent les connivences et les ententes de fond qui les unissent, à savoir assurer la pérennité du système. Si un mouvement politique ne partage pas les principes fondateurs du système, il est inévitablement ostracisé et l'oligarchie régimiste sait généralement s'unir pour le réduire.
De par leur appartenance au régime qu'ils ont intérêt à maintenir, ces personnels politiques en arrivent à constituer un ordre oligarchique dont les liens se renforcent avec le temps à travers les sources et des canaux multiples par la technocratie, les écoles.
Des connections complexes, discrètes, se nouent à travers ces affluents, d'autant plus que la barrière entre exécutant et dirigeant est loin d'être nette.
En outre, la non distinction du magistère et du pouvoir politique en démocratie aggrave la confusion car tous relèvent peu ou prou du même magistère, soit qu'ils sont soumis sincèrement ou soumis par intérêt, les intentions intérieures ne comptant pas, les hommes étant la somme de leurs actes.
Le rôle de la cooptation, qu'elle soit tacite, par sélection mandarinale à travers les écoles ou par sélection explicite est ici primordial pour assurer la reproduction de ces oligarchies.
La communauté d'intérêt, de famille par les alliances matrimoniales qui ne manquent pas de naître contribuent à la constitution d'une oligarchie mais aussi à sa sclérose et à son blocage : l'oligarchie, ou les oligarchies ne se renouvellent plus par apport de sang neuf venant des différentes couches de la population.

Quels remèdes possibles ?
Si la dérive oligarchique sous-tend l'évolution de tout système politique, tout l'art du politique consistera, en la matière, à éviter que cette ossification tendancielle ne produise une sclérose qui nuise à l'ensemble de la société, de la nation. Bien évidemment, l'état de santé spirituel et moral du peuple et de ses élites est primordial.
Sous cette condition, l'art du politique consistera donc à mettre en place des mécanismes qui combattent la tendance à la sclérose oligarchique, par son non renouvellement, et les dangers mortels qu'elle contient, mécanismes qui doivent être de juste mesure (à développer) La fluidification du renouvellement des élites d'une nation est donc la condition première, en permettant l'accès des meilleurs éléments de chaque génération aux fonctions dirigeantes, quelle que soit leur origine sociale et le corps intermédiaire dont ils sont issus.
La structure sociale fondée sur les corps intermédiaires permet cette fragmentation de l'ossification oligarchique car elle offre de multiples souverainetés permettant à la fois de tempérer les échelons supérieurs et de permettre l'émergence de personnalités aux compétences multiples et en mesure de faire preuve de leurs capacités.
Mais il importe de placer en tant que principe fondateur le principe de la primauté du politique. Le pouvoir d'Etat ne peut être l'expression d'une oligarchie et de ses intérêts propres. Il doit être en mesure de la dominer. L'exercice n'est pas aisé car les cercles de pouvoirs s'interpénètrent inévitablement à des degrés certes différents, mais aussi et surtout s'influencent. Ce qui importe, c'est d'avoir un pouvoir d'essence monarchique qui les soumet, les contrôle, soit en mesure de les dissoudre le cas échéant, sachant que l'oligarchie – ou des oligarchies - tendent toujours à se constituer.
L'autre moyen permettant d'éviter l'ossification d'un régime et par suite son blocage est de permettre l'émergence de ce que l'on appelle le "pouvoir d'en bas". Le principe du référendum d'initiative populaire est un élément majeur de ce dispositif, pourvu qu'il soit utilisé dans des conditions précises que nous ne pouvons aborder ici, faut de place..
Il faut que ce référendum soit à la fois un moyen d'expression de la masse sans pour autant que celle-ci acquière un pouvoir qu'elle n'a pas la capacité d'exercer. Le référendum ne peut se pratiquer que dans de petites communautés.
En pratique, une équipe dirigeante efficace ne devrait pas avoir à être confrontée à cette extrémité car si elle est en communion permanente avec la population, elle gouverne en symbiose avec ses mandants, évitant les divergences notoires et durables.
Sur la longue durée, l'exercice consistant à éviter la dérive oligarchique d'un régime politique est chose difficile. Toutefois, une société démocratique, atomisée comme celle que nous connaissons; dans laquelle il n'existe plus qu'une masse indifférenciée d'individus face à des pouvoirs éloignés d'eux et soumise à l'abrutissement médiatique quotidien, n'est certainement pas la solution à ce travers tendanciel des sociétés humaines. Nous le vivons tous les jours.

André GANDILLON
http://www.journal-militant.fr/

jeudi 1 novembre 2012

Le combat national et social du Québec est toujours aussi actuel et pertinent

LE COMBAT NATIONAL ET SOCIAL DU QUÉBEC EST TOUJOURS AUSSI ACTUEL ET 
PERTINENT

Déclaration du Cercle Militant Québécois

Le Cercle Militant Québécois considère que le combat pour la libération nationale et sociale du peuple québécois est toujours aussi pertinent après plus de 250 ans de domination anglo-saxonne. Lors des élections du  7 avril
2014, le Parti Québécois a perdu le pouvoir aux mains du Parti libéral dirigé par Philippe Couillard après avoir tenté de promouvoir une charte de la laïcité, qui tout en cherchant à limiter les accommodements déraisonnables réclamés par des minorités ethniques et religieuses, mettait en péril ce qui reste de notre héritage catholique. Le PQ n'a pas cherché à mettre un terme aux politiques d'austérité et de réduction des programmes sociaux et a crée beaucoup d'insatisfaction chez nombre de ses partisans. Il a agi de la même manière qu'à l'époque de Lucien Bouchard et Bernard Landry entre 1996 et 2003. Aujourd'hui nous sommes dirigés par un gouvernement libéral majoritaire bien déterminé à sabrer d'une manière encore plus drastique dans nos acquis sociaux, résolu à reléguer le combat pour l'indépendance nationale aux oubliettes de l'histoire et à promouvoir l'immigration de masse et le multiculturalisme.

Le PLQ symbolise depuis fort longtemps l’asservissement du Québec au joug canadien-anglais et défend les intérêt du patronat et de la haute finance. Sans compter ses accointances avec le puissant lobby sioniste qui le soutient fermement depuis des décennies. Nous n’oublions pas la décision controversée et vertement décriée du gouvernement Charest de subventionner à 100% les écoles privées juives, qui bien souvent ne respectent pas le programme du ministère de l’Éducation, en 2005. Il a du reculer devant la grogne populaire que cette décision scandaleuse avait causée. Il faut dire que bien des donateurs au PLQ sont de confession juive comme par hasard!

Depuis son retour au pouvoir le Parti libéral a réformé les régimes de retraite des employés municipaux, avec le projet de loi 3 adopté en décembre dernier, en haussant le taux de cotisation des employés à 50%, alors qu'auparavant il se situait entre 25 et 35%. Le gouvernement veut aussi imposer le remboursement du déficit des caisses de retraites à part égale aux travailleurs municipaux et aux municipalités. Ce déficit a été causé par les congés de cotisations que nombre de villes du Québec ont pris dans le passé alors que le taux de rendement boursier était élevé et il s'est approfondi lors de la crise financière en 2008. Les employés municipaux doivent donc payer plus aujourd'hui pour leur retraite parce que leur employeur a négligé de payer  sa part pendant plusieurs années! Le gouvernement Couillard a décidé également de mettre fin au tarif universel pour les centres de la petite enfance (garderies à but non lucratif ou coopératives subventionnées par le gouvernement) en faisant payer les parents selon leurs revenus. Lors de la mise sur pied des CPE en 1997 le tarif était de 5$ par jour par enfant, a été augmenté à 7$ en 2004 et à 7.30$ en 2014. A partir du 1er avril 2015 le tarif varierait entre 8$ et 20$ par jour, une attaque supplémentaire contre les familles de la classe moyenne qui sont déjà prises à la gorge par notre système fiscal. A tout ceci s'ajoutent les coupures dans les domaines de la santé et de l'éducation, le gel de l'embauche dans le secteur public, des possibilités de gels salariaux pour les employés de l'État, etc.

Le printemps qui s'en vient risque d'être assez mouvementé au Québec si l'on se fie à la campagne orchestré par des syndicats, des associations étudiantes et des organismes communautaires sous le nom de Printemps 2015(1). Le mot d'ordre de grève sociale a été lancé pour combattre les politiques d'austérité qui n'en finissent plus de nous appauvrir depuis de nombreuses années. L'utilisation du mot printemps fait référence bien sûr au printemps 2012 marqué une puissante grève étudiante et des manifestations de masse dans la rue contre la volonté du gouvernement libéral de Jean Charest de hausser d'une manière drastique les frais de scolarité à l'université. Il y a beaucoup de grogne présentement contre les dernières mesures antisociales du gouvernement Couillard et il faudra ce mouvement de près. C'est certain que l'extrême-gauche aura une présence marquée dans ce mouvement de contestation mais ce n'est pas une raison pour que les nationalistes sociaux s'abstiennent d'y participer et de le soutenir. Nous ne devons pas laisser aux communistes et aux anarchistes le monopole des luttes sociales.

Tout ceci nous amène à constater que le combat pour l’indépendance nationale et pour la justice sociale est donc loin d’être terminé et qu'il ne doit pas se confiner au parlement loin de là! Nous savons très bien que les vrais centre de pouvoir ne sont pas au parlement, malgré la propagande des médias bourgeois qui tentent de nous convainc que nous vivons dans une véritable « démocratie » et qu’en votant nous exerçons notre devoir de citoyens! L’indépendance de la nation québécoise sera une véritable révolution contre le pouvoir du grand capital apatride et mondialiste qui cherche par tous les moyens à détruire notre identité et notre culture, notamment en favorisant  l’immigration de masse, et le métissage qui vient avec, et en encourageant la progression sans fin de la langue anglaise au détriment de notre langue française ainsi que de toutes les langues minoritaires dans le monde. Actuellement plus de 50000 immigrant-es arrivent au Québec chaque année, alors que notre nation en compte près de 8 millions. Les problèmes sociaux ne cessent de se multiplier (chômage, création de ghettos ethniques, gangs de rue, etc) et l’équilibre social du peuple québécois en est grandement affecté. Les immigrants se font miroiter une vie de rêve au Québec et quant ils arrivent ici ils sont aux prises avec le déracinement , le chômage et d’autres problèmes d’adaptation sociale. Il faut bien préciser que ce ne sont pas eux que nous considérons comme les vrais responsables du problème, mais bien l’oligarchie mondialiste qui encourage l’immigration comme moyen de niveler par le bas nos conditions de vie et de travail.

Pour nous présenter brièvement, le Cercle Militant Québécois veut revenir aux sources de l’indépendantisme québécois et se réclame de l’héritage du journal La Nation et des Jeunesses Patriotes qui furent les précurseurs de notre combat national et social dans les années 30. Nous nous réclamons aussi de l’Alliance Laurentienne fondée par Raymond Barbeau en 1957. Ces différents mouvements, en plus d’être profondément patriotiques, prônaient le corporatisme social et économique et étaient attachés à la foi catholique de nos ancêtres. Ils revendiquaient la l’avènement d’une société basée sur l’harmonie sociale et le respect mutuel des droits et devoirs des ouvriers et des patrons au lieu d’une stérile et destructrice lutte des classes. Ils défendaient la doctrine sociale de l’Église Catholique face aux agitateurs marxistes et anarchistes qui voulaient détruire les fondements de notre société au nom de l’internationalisme « prolétarien ». Comme l’affirmait si bien le Manifeste de l’Alliance Laurentienne : « On prétend que la lutte des classes est un fait nécessaire et universel. Au contraire, c'est la lutte entre clans, tribus, nations et empires qui engendre les haines, les misères, les guerres et le despotisme. L'harmonie et la paix reviendront dans le monde lorsque chaque nation sera libre : « LIBERTÉ POUR LES PERSONNES, LIBERTÉ POUR LES PEUPLES ! » (1).Ou encore : « Réaliser un gouvernement laurentien d'inspiration chrétienne, qui perpétuera les saines traditions et permettra l'épanouissement complet du peuple canadien-français, selon la formule : « Un gouvernement de la Patrie, par la Nation, pour le Peuple. » (2). Le CMQ se réclame également de la pensée du grand prêtre et historien national Lionel Groulx qui a vaillament défendu l’identité francophone dans ses écrits et célébré la mémoire des bâtisseurs de notre nation depuis l’époque de la Nouvelle-France jusqu’au XXième siècle.


Richard Chartrand
Directeur du Cercle Militant Québécois

(1): http://printemps2015.org/fr/
(2) et (3) : http://biblio.republiquelibre.org/Manifeste_de_l%27Alliance_laurentienne